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L'infidélité, effet secondaire de la pandémie? - Getty Images

Comment l’industrie de l’infidélité a tiré profit de la pandémie

Kathleen Wuyard

Entre télétravail, confinement et autres quarantaines, on aurait pu croire que la pandémie aurait mis un frein à l’infidélité. On se trompait.

La situation sanitaire aurait même plutôt eu l’effet contraire sur l’infidélité assure le site de rencontres destiné aux personnes mariées ou en couple ExtraConjugales.com, qui compte aujourd’hui près de 1.250.000 utilisateurs rien qu’en France, soit presque 2% de la population nationale tout de même.

Le marché des rencontres en ligne est une industrie qui fait partie des gagnants de la pandémie : comme les rencontres dans la vie réelle sont devenues plus difficiles, sur Internet, cette industrie de la séduction a très clairement tiré profit de la crise sanitaire.

souligne Alex Fantini, le fondateur du portail ExtraConjugales.com.

Et d’ajouter que « de plus en plus d’hommes et de femmes sont infidèles; mais on remarque une grosse augmentation dans l’infidélité féminine. Il y a un grand changement de mentalité car jusqu’à il y a peu les femmes étaient condamnées en cas d’infidélité, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Par ailleurs, elles ont maintenant les moyens financiers d’être infidèles ». C’est ainsi qu’en France, 38% des femmes (contre 58% des hommes) déclarent avoir été ou pouvoir s’imaginer être infidèles. Avec, à la clé, de jolis profits pour l’industrie de l’infidélité.

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L’infidélité, effet secondaire du COVID?

Sur le budget total de 360 millions d’euros de chiffre d’affaires estimé de l’ensemble des sites et applications de rencontre en France, les rencontres extraconjugales représentent 15 % du total, c’est à dire 54 millions d’euros. Un chiffre impressionnant qui pourrait encore augmenter au gré des (re)confinements: lors du premier lockdown, le site spécialisé dans l’adultère Gleeden avait ainsi  vu son trafic croître de 260% (oui, deux cent soixante pour-cent) et son nombre d’abonné·e·s bondir de plus de 170 % en France. « On ne s’y attendait pas, mais nous avons enregistré une augmentation record des connexions et des inscriptions pendant le premier confinement », avait alors avoué Solène Paillet, directrice de la communication de Gleeden Europe.

Un sondage commandé par le site avait également révélé que lors du premier confinement, 64% des couples extra-conjugaux outre-Quiévrain auraient bravé les mesures sanitaires pour s’offrir un 5 à 7 (ou plus si affinités) avec leur amant ou leur maîtresse. Les trois excuses les plus fréquemment utilisées pour justifier cette absence en pleine assignation à domicile pandémique? Aller voir sa famille, aller faire du sport ou aller au boulot. Certains membres de Gleeden optent quant à eux pour une autre excuse maintenant qu’elles ont rouvert: accompagner les enfants à l’école...

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