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© Gazetta Di Parma

Une Italienne brûlée vive par son ex-conjoint

Une étudiante de l'Université de Rome a été brûlée vive par son ex-conjoint, dans la nuit de samedi à dimanche dernier, parce qu'elle avait mis fin à leur relation, ont annoncé, lundi, les autorités italiennes.

À la lecture de cet horrible événement qui a fait la Une des médias locaux, l'Italie s'est réveillée sous le choc lundi matin. Sara Di Pietrantonio, 22 ans, a succombé à ses blessures, à l'aube, dimanche 29 mai, après que son ex-compagnon, Vincenzo Paduano, 27 ans, eut mis le feu à sa voiture. La jeune femme avait réussi à s'échapper de la voiture avant d'être rapidement maîtrisée par celui qui a partagé sa vie pendant deux ans. C'est alors qu'il lui a aspergé le visage d'alcool avant de l'enflammer.

 

"Je n'ai jamais vu un crime aussi atroce"

"En 25 ans de carrière, je n'ai jamais vu un crime aussi atroce", a confié l'enquêteur principal de l'affaire, Luigi Silipo. Le suspect a d'abord nié avoir tué son ex-petite amie avant d'avouer les faits au terme d'un interrogatoire de huit heures. Il a ensuite été placé en détention dans le cadre d'une enquête pour meurtre avec préméditation.

 

L'indifférence des passants

Au-delà de la cruauté de ce geste, il y a cet effarant constat de l'immobilité des témoins présents sur place. Sur les images des caméras de surveillance, les enquêteurs ont remarqué que plusieurs voitures sont passées sans s'arrêter alors que Sara criait à l'aide, en vain. 

Si des passants avaient prêté main-forte à la jeune femme, elle aurait peut-être survécu…

s'est inquiétée Maria Monteleone, la procureure en charge de l'affaire, qui a invité les citoyens à "ne pas regarder de l'autre côté", lorsqu'ils sont témoins de ce genre de scènes. Elle a aussi encouragé les femmes à ne pas rester silencieuses face aux comportements menaçants ou violents de ceux qui disent les aimer. 

 

Les violences contre les femmes en Belgique

Si de nombreuses femmes continuent de subir des violences conjugales au quotidien, l’ampleur du phénomène reste difficilement chiffrable. Selon Amnesty International, le manque de statistiques fiables sur le sujet et les différences de collectes de données parmi les États membres de l'Union européenne ne permettent pas d'établir avec certitude l'étendue et les conséquences de ce type de violence. Sans oublier que chaque victime n'en parle pas toujours.

 

En Belgique, un dernier rapport de 2010 estimait qu'une femme sur sept avait déjà été victime d'un acte de violence commis par son partenaire. Plus grave encore, 162 personnes ont succombé à la violence conjugale en 2013. Les viols conjugaux concernent près de 25 % des femmes en Belgique. Et un couple sur huit serait confronté à des violences psychologiques, lesquelles sont moins connues, plus insidieuses mais tout ausi douloureuses.  

 

Vous avez besoin d'aide?

Votre compagnon est violent? L'un de vos proches est victime de violences? Parlez-en avec des pros bienveillants. "Écoute violences conjugales" vous conseille en toute confidentialité. Appelez-les à ce numéro vert du lundi au vendredi de 9 h à 19 h: 0800/30.030. Plus d'infos via ce lien: Écoute Violences Conjugales. Le viol se dénonce aussi ici.

 

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Crédit: Caro Line. 

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