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© Getty Images

Des chercheurs ont développé une pilule contre la dépression post-partum

Ana Michelot
Ana Michelot Journaliste

À ne pas confondre avec le baby blues, la dépression post-partum est un phénomène qui touche 10 à 15 % des femmes qui ont donné la vie. Pour remédier à cela, des chercheurs ont mis au point un médicament expérimental capable de soulager les symptômes.

Une dépression post-partum se manifeste par le sentiment de ne pas être capable de s’occuper de son enfant, d’être irritable, de rejeter son bébé, ou d’avoir l’impression de ne pas être à la hauteur comme le rapporte l’Assurance maladie française. « Elle  est grave, car en plus d’altérer la santé maternelle, elle peut entraîner des troubles de l’attachement mère-enfant qui nuisent au bon développement du nourrisson », précise le site de l’Ameli. Or, ce phénomène touche 10 à 15 % des mères dans le monde selon la Commission des 1 000 premiers jours. Les femmes qui en sont atteintes ont bien souvent tendance à se renfermer sur elles-mêmes en s’isolant plutôt que d’en parler ou de chercher de l’aide.

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Pas un anti-dépresseur, mais un médicament améliorant les symptômes

Une équipe de chercheurs américains a souhaité étudier cette dépression post-partum et ses effets afin de tenter de trouver un moyen de la contrer. Pour ce faire, les scientifiques ont demandé à 196 patientes volontaires de tester un nouveau médicament pendant 45 jours. Ce dernier se nomme « zuranolone », il se présente sous forme de pilule et est à prendre pendant 15 jours environ.

Le médicament n’est pas un antidépresseur ; c’est un stéroïde qui réduit les symptômes en équilibrant le déclenchement des neurones dans les réseaux impliqués dans l’humeur et le comportement. Après deux semaines, le patient arrête de les prendre et consulte son médecin pour les prochaines semaines .

Expliquent les auteurs de cette étude dans un communiqué relayé par Santé Magazine.

Après les 45 jours de test, le résultat sur les patientes a été concluant. « Le traitement par zuranolone a entraîné une amélioration statistiquement significative des symptômes dépressifs », rapporte la revue « American Journal of Psychiatry ». Si la prise du zuranolone n’a occasionné « aucune perte de conscience, aucun symptôme de sevrage ou augmentation des idées ou comportements suicidaires » selon les chercheurs, ce dernier pourrait tout de même avoir des effets indésirables comme les étourdissements ou la somnolence. Les chercheurs vont continuer de travailler sur cette piste qui pourrait changer la vie de nombreuses femmes. 

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