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Toutes les 30 secondes une femme reçoit des injures sur Twitter

Amnesty International tire la sonnette d’alarme avec un rapport, publié ce mardi 18 décembre, sur la violence à l’égard des femmes sur Twitter. Le réseau social est un espace où le racisme, la misogynie et l’homophobie prospèrent sans contrôle.

228 000 tweets envoyés à 778 femmes politiques et journalistes au Royaume-Unis et aux États-Unis en 2017 ont été triés et analysés. Amnesty International a dévoilé le 18 décembre les résultats de cet état des lieux de la violence sur Twitter et ils sont alarmants. 7,1% d’entre eux, soit 1,1 million de tweets en un an, étaient injurieux ou abusifs. »Twitter est un espace où on laisse le racisme, la misogynie et l’homophobie prospérer quasiment sans contrôle » déclare dans un communiqué Milena Marin, conseillère principale sur les recherches tactiques à Amnesty International. Cette étude sur les violences faites aux femmes sur Twitter a été réalisée par Element Al, fournisseur mondial de logiciels d’intelligence artificielle en partenariat avec Amnesty International. Pour les besoins du projet participatif qui a été intitulé Troll Patrol, plus de 6 500 volontaires de 150 pays ont été appelés.

Les résultats en détail:

  • Les femmes de couleur (noires, asiatiques, latinas et métisses) ont 34 % de risques de plus d’être mentionnées dans des tweets injurieux ou problématiques que les femmes blanches.
  • Les violences ciblent les femmes de tous bords politiques mais les femmes noires sont ciblées de manière disproportionnée. Un tweet sur 10 mentionnant des femmes noires a un caractère violent ou problématique comparé à un tweet sur 15 pour les femmes blanches.
  • Toutes les 30 secondes, une femme reçoit des injures sur Twitter.
  • Les violences à l’égard des femmes ne connaissent pas de frontières politiques, peu importe qu’elles soient de gauche ou de droite…
  • Twitter ne sévit pas contre le problème. Il contribue même à faire taire des voix déjà marginalisées. Et pourtant, Amnesty International à déjà appelé plusieurs fois Twitter a communiquer sur l’ampleur des violences engendrées sur sa plateforme.

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