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Comment la science a trahi les femmes

Young scientist looking through a microscope in a laboratory. Young scientist doing some research.; Shutterstock ID 524351890

En 2018, la parole des femmes se libèrent, les assauts se multiplient contre le plafond de verre, et si l’égalité des sexes n’est pas encore acquise, elle n’a de cesse de se rapprocher. Mais il n’en a pas toujours été ainsi, particulièrement dans le domaine de la science, où des découvertes majeures ont été volées à celles qui les ont faites. 

C’est par exemple le cas de Lise Meitner, une Autrichienne née au 19e siècle, à qui l’on doit la découverte de la fission nucléaire. Sauf que pendant longtemps, cette découverte a été attribuée à Otto Hahn et à son assistant, Fritz Strassmann. Et pourtant, c’est Lise Meitner qui, sur base d’une expérience menée par Otto Hahn, a calculé l’énergie produite et découvert le principe de fission. Seulement voilà: Lise étant juive, et donc interdite de travailler à l’époque, c’est Otto Hahn qui publie les résultats de son étude, sans la citer… et qui reçoit le prix Nobel de chimie en 1944 pour cette découverte qui ne lui appartient pourtant pas. Et les vols ne s’arrêtent pas là.

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Toucher les étoiles

Rosalind Watson, une biologiste moléculaire d’origine britannique, en sait quelque chose. En 1951, alors qu’elle n’a que 31 ans, elle devient la première scientifique à effectuer des radiographies aux rayons X de l’ADN. Et en profite pour rédiger un rapport où elle avance l’hypothèse de la structure à hélices de ce dernier. Sauf qu’avant que son rapport soit publié, James Dewey Watson et Francis Crick obtiennent ses clichés et publient un article dans la revue Nature où ils mettent en avant la structure à double hélice de l’ADN. Aussi tôt dit, aussi tôt fait, la découverte leur en est attribuée et ils obtiennent le Nobel de médecine en 1962. Sans que Rosalind puisse se défendre, sa surexposition aux radiations lui ayant coûté la vie quatre ans auparavant. Il faudra attendre 2003, 45 ans après la mort de Rosalind Watson, pour que James Dewey Watson reconnaisse dans une interview qu’elle aurait elle aussi mérité d’être Nobelisée.

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Rétablir l’Histoire

Parmi les autres scientifiques flouées, on retrouve également Cecilia Payne-Gaposchkin, responsable de la découverte de la composition des étoiles, ou encore Esther Lederberg, qui a mis à jour la génétique des bactéries. Autant de découvertes cruciales, attribuées à tort à des hommes. Et si l’Histoire est aujourd’hui rétablie, ces femmes, elles, sont mortes sans savoir que leurs découvertes leur avaient enfin été attribuées. Sans compter que la science reste un secteur encore majoritairement masculin, malgré la multiplication des initiatives pour célébrer les femmes qui y travaillent. L’occasion de découvrir des vocations et de féminiser le métier?

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