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#BalanceTaPouffe, le hashtag misogyne qui salit les femmes

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Cet hiver, le cri de ralliement #BalanceTonPorc a libéré la parole de milliers de femmes et permis de lever le silence autour des abus de certains hommes puissants. Aujourd’hui, c’est au tour de #BalanceTaPouffe de faire le buzz. L’objectif de ce hashtag? Dénoncer non pas des abus sexuels ou le harcèlement en tout genre mais bien s’en prendre aux femmes, ces « pouffiasses ».

Et pourtant, malgré sa formulation peu délicate, au départ, le hashtag n’avait pas pour volonté de devenir un ramassis de tweets misogynes. Parce que les hommes battus, ou victime d’une femme manipulatrice, cela existe aussi. Et si #Balancetonporc a permis de libérer la parole des victimes féminines, il semblait après tout équitable que les hommes puissent en faire autant et se confier sur des expériences douloureuses. Sauf que très vite, le hashtag a dévié et les témoignages de souffrance ont été repris par des insultes en tous genres, avec une accusation en toile de fond: les femmes ne seraient donc toutes que des « pouffiasses » en quête d’un pigeon suffisamment stupide pour les entretenir financièrement. Extraits choisis:

Il n’en fallait pas plus pour que le hashtag #MenAreTrash gagne en popularité aussi sur la Twittosphère, avec des messages tout aussi sexistes au final, affirmant que puisque les filles sont des pouffes, parfait, les mecs sont des déchets. Le genre de raccourci qui n’aide pas vraiment à faire avancer les choses.

Heureusement, très vite, les internautes ont décidé de répliquer par le biais de l’humour, et d’utiliser #BalanceTaPouffe pour dénoncer des pseudo-drames hilarants dont ils ont été victimes.

De quoi désamorcer la tendance nauséabonde abordée par le débat, ou du moins, contribuer à noyer les tweets ultra misogynes. Mais malheureusement pas à libérer la parole d’hommes victimes de violences physiques ou psychologiques ou encore d’abus sexuels, ainsi que le souligne un des utilisateurs du hashtag: « une de mes ex me forçait à avoir des relations sexuelles avec elle alors que je n’en avais pas envie ,elle me rabaissait en me disant que j’étais un sous-homme etc.. j’ai fait une dépression qui à duré 3ans . mais quand tu veux en parler on se fout de toi … ». Et de regretter que « malheureusement la plupart des tweet sont des trolls ».

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