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Enceinte? La kiné prénatale, un soutien précieux pour les futures mamans

Young pregnant women sitting on the ball for exercises in the gym.

S’il n’est pas nécessaire de consulter un·e kiné avant l’accouchement, un suivi est souvent recommandé pour se préparer, tant mentalement que physiquement. Elodie Giersch, kinésithérapeute et sexologue, nous en dit plus sur les bienfaits des séances.

“Les médecins ne pensent pas toujours à faire accompagner les patientes avant la naissance de bébé”, nous dit d’emblée Elodie Giersch. Pourtant, les séances de kiné périnatale sont remboursées au nombre de 18 (9 séances avant et 9  séances après la naissance) et apportent un soutien considérable aux futures mamans. Il ne faut donc pas hésiter à demander une prescription à son médecin traitant. Mais pour quoi faire au juste? Elodie nous explique les bénéfices de sa profession.

À quoi sert la kiné prénatale?

Il s’agit d’un type de kiné qui permet de préparer le corps à l’accouchement. Au niveau du périnée notamment, un suivi permet de détendre les muscles, les tissus et les muqueuses pour que bébé passe plus facilement. “J’apprends aux futures mamans à masser leur périnée et à le contrôler. Ce ne sont pas des résultats garantis à 100%, tout simplement parce que comme pour les chirurgies, les risques médicaux ne sont pas nuls, mais les séances aident à appréhender ce corps qui change tout au long de la grossesse. Et limitent aussi le risque d’épisiotomie et de déchirure au moment de l’accouchement”. La kiné insiste d’ailleurs sur la belle opportunité qu’offre ce suivi remboursé de pouvoir avoir l’opportunité de parler des changements physiques, des tensions musculaires et des douleurs qui surviennent durant la grossesse.

Ces séances permettent aussi un apprentissage de la respiration abdominale, idéale pour l’accouchement. “Si on respire mal, on peut crisper le corps, bloquer le périnée et risquer une déchirure ou une descente d’organes. En apprenant à bien respirer et à bouger son bassin, le cerveau garde les apprentissages acquis et pourra les mettre en oeuvre comme des automatismes le jour J”.

Au-delà de cette préparation à l’accouchement, les kinés spécialisés en périnatale proposent également des solutions concrètes contre l’effet “jambes lourdes”: “les drainages lymphatiques peuvent éviter les gonflements de type rétention d’eau. Beaucoup de femmes viennent aussi consulter parce qu’elles veulent garder leur ligne et/ou travailler leur musculature pour avoir une bonne posture. En séance, on peut travailler tout en douceur pour éviter que le ventre n’entraîne une posture vers l’avant et causer des douleurs au niveau du dos” précise Elodie. Les exercices préviennent également les risques de fuites urinaires qui surviennent au 3ème trimestre.

Quand commencer la kiné?

On préconise de toujours attendre la fin du premier trimestre, “pour que Bébé soit bien accroché”. Elodie conseille de s’y attaquer à partir du 5ème mois, jusqu’au 8ème mois. “Il n’y a aucun danger pour la maman ou le bébé, au contraire. En tant que kiné, je regrette d’ailleurs que les médecins ne le prescrivent pas systématiquement. Ça limite les risques et les traumatismes pour la maman. Il y a beaucoup de paramètres qu’on ne contrôle pas, comme une césarienne en urgence, par exemple. Mais les séances pré-accouchement aident à être plus en conscience de son corps et donc plus en confiance. Ce n’est jamais perdu!”.

Merci à Elodie Giersch qui consulte dans la région d’Arlon. Retrouvez son site Internet ici et son compte Instagram juste là.

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