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Chroniques d’une wedding grincheuse: pourquoi on boycotte (joyeusement) les traditionnels EVJF et EVG

Plus pragmatique que rêveuse, romantique mais pas neuneu, la wedding grincheuse est la fille spirituelle d’une wedding planner et du Grinch. Autrement dit, quand elle planifie son propre mariage, ça donne un conte de fées qui fait un peu grincer des dents quand même… À commencer par les siennes.

Comment est-ce qu’on sait qu’on a rencontré son âme soeur? Est-ce qu’il est vraiment supposé arriver au galop sur un cheval blanc, comme dans les contes? Parce que si oui, bon amusement en attendant mille ans le Prince Charmant au poney club du village. « Âme soeur », c’est forcément quelqu’un avec qui on est d’accord sur tout alors? Ou bien juste une personne qu’on trouve toujours le plus beau, le plus drôle et le plus intelligent du monde après des années, et accessoirement avec laquelle on partage un solide système de valeurs? Personnellement, j’ai choisi cette troisième option et je ne le regrette pas, d’ailleurs, lectrice, tu l’auras compris: je vais me marier avec lui. Par contre, ni d’enterrement « groupé » ni d’EVJF/EVG séparé ne sont prévus en attendant le jour où on se dira « oui », une décision qui s’est imposée comme une évidence sans même qu’on doive trop en parler.

Parce qu’on n’est pas très festifs? Laisse-moi rire (et laisse pleurer de désespoir tous les pauvres potes qui ont déjà dû me ramasser raccompagner en « fin de soirée », alors que le soleil s’était déjà levé). Au contraire, on adore faire la fête. Mais le principe même de « l’enterrement » pré-mariage, ce n’est pas si festif que ça, en fait, raison pour laquelle on a tous les deux décidé de faire l’impasse. Et parce que c’est typiquement le genre de décision qui est jugée et incomprise (« mais enfin! c’est super sympa de vendre des pâtes pénis en ville, tu vas pas rater ça quand même »), et que j’ai probablement au fond de moi un côté masochiste, j’ai décidé de m’attirer la foudre de l’Internet en lui dédiant une chronique expliquant le pourquoi du comment de ce boycott.

Commençons par le fond. Sachant qu’on habite ensemble depuis quatre ans, qu’on a un enfant Berger Australien ensemble et qu’on est déjà « passés à l’acte » (hum) disons que nos vies respectives de jeune fille et garçon ont été enterrées il y a perpèt’. On a même un emprunt et un compte communs, donc niveau adultage, on est carrément au level gériatrique de l’échelle et les vies de jeune fille/garçon en question sont non seulement enterrées mais aussi réduites en poussière depuis le temps. Voilà pour le côté purement pragmatique de la chose.

Mais en pratique, quand on y pense, la tradition est un peu bof-bof non? Pour avoir assisté contre mon gré participé à pas mal d’EVJF, j’ai à chaque fois été quelque peu interpellée par le sentiment derrière l’événement. En substance, « une dernière occasion de faire la fête comme des folles avant d’être rangée ». Quelle déprime. Les années 50 ont appelé, elles aimeraient récupérer leur vision étriquée du mariage, parce que flash info, on est désormais au 21e siècle, et rien (au contraire, même) ne dit que le mariage équivaut forcément à une petite vie plan-plan jusqu’à ce que la mort vous sépare. Même si je soupçonne que mon mec aimerait secrètement ne plus devoir me trainer par le col en fin de soirée mais je divague.

D’autant qu’en vérité, il n’y a personne avec qui j’aime mieux faire la fête qu’avec mon mec, avec lequel il m’est arrivé à de nombreuses reprises d’organiser des dance parties ou des soirées karaoké impromptues en duo un mardi soir juste comme ça. Mais aussi avec qui je partage une bande de potes mixte, qu’on réunit dès qu’on le peut pour des soirées endiablées. Comme notre mariage, par exemple. Vu l’importance (et le coût) de l’événement, qui comprendra une cérémonie et un repas, oui, mais une soirée aussi, ce serait un peu dommage de ne pas le traiter pour ce qu’il est, soit une gigantesque fête, non? Et sachant qu’on n’est ni richissimes ni des stars de la téléréalité, quelle est l’utilité d’avoir plus d’une seule fête pour célébrer notre mariage?

Je comprends que le classique du genre avec Hugh Grant ait pu troubler certaines personnes, mais pour nous, il y aura un seul mariage et zéro enterrement. The end.

Bisous, amour et ironie,

𝕷𝖆 𝖜𝖊𝖉𝖉𝖎𝖓𝖌 𝖌𝖗𝖎𝖓𝖈𝖍𝖊𝖚𝖘𝖊

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