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La SNCF affiche son écart salarial sur Twitter

@SNCF
Alors que les débats sur les différences salariales font rage depuis maintenant des années, la SNCF n'a semble-t-il pas encore compris que ce qui fait mal, ce n'est pas une "petite" inégalité salariale. C'est une inégalité salariale tout court!

4% d'inégalité salariale. Génial, non?

C'est sur Twitter que la SNCF a fièrement affiché une nouvelle image, façon "coup de pub choc", pour informer ses followers qu'elle pratiquait en moyenne "seulement" 4 % d'inégalité salariale entre les hommes et les femmes. Bah oui attendez, comparé au 15 à 20 % que l'on observe ailleurs, l'entreprise féroviaire est super bien placée, non? #OnRigoleOuOnPleureLa?

Si au début, ce post partait d'un bon sentiment, les foules se sont vite déchaînées, provoquant ainsi un torrent de commentaires furieux. Et pour être honnêtes, on comprend tout à fait. Pourquoi une entreprise serait-elle fière d'afficher cette inégalité salariale? Ne devrait-elle plutôt pas être fière de prôner le fait qu'aucune inégalité salariale ne demeure encore à ce jour entre hommes et femmes? Au final, il semblerait que même en 2016, les habitudes archaïques aient du mal à quitter les mœurs… et les plus grandes entreprises.

Mais pourquoi cette inégalité?

À l'heure où les femmes se battent plus que jamais pour revendiquer leurs droits et, surtout, leur égalité face aux sexe masculin, cette publication sur Twitter attise les foudres de la gente féminine. Et il y a de quoi!

Ce sont des métiers incluant par ex des primes de déplacement ou de travail de nuit, métiers moins prisés par les femmes.

Mais, au final, d'où vient cette inégalité? Voilà la question qui est sur toute la bouche. Pour se justifier, le community manager de la SNCF, qui a dû s'arracher les cheveux il faut bien se l'avouer, continue de rabacher que cet écart "est lié essentiellement à une différence d'ancienneté moyenne et à un positionnement sur des métiers moins générateurs d'éléments variables de solde". Ce qui, au final, nous embrouille plus qu'autre chose.

Pour conclure ce débat qui fait rage, nous aimerions mieux voir un 0 % qui revendique un "nous faisons mieux que les autres entreprises" et pas un 4 % qui prône un "nous faisons moins catastrophique que tout le monde".

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