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Six ans après « Blurred Lines », Pharrell fait son mea culpa et affirme avoir honte de la chanson

Même dans l’univers pré #MeToo dans lequel elle était sortie, « Blurred Lines » avait causé la polémique avec ses paroles ultra cash et son clip où de ravissantes créatures étaient objectifiées. Six ans plus tard, Pharrell Williams l’avoue, il n’en est pas fier.

C’est qu’entre-temps, un véritable ras-de-marée de conscientisation a déferlé sur l’opinion publique, qu’elle le veuille ou non, et malgré son rythme ultra catchy et la voix sexy de Robin Thicke, « Blurred Lines » passe mal. « Je sais que tu le veux », « tu es la plus bonne des p*tes de la soirée » ou encore « je vais te donner quelque chose qui va te déchirer les fesses en deux », les paroles laissent à désirer et se prennent un beau zéro pointé niveau respect. Et forcément, malgré son esthétique ultra léchée et la beauté indéniable des filles choisies (coucou Emily Ratajkowski), le clip est du même niveau, entre frottements de derrières en petite tenue et orteils suçotés en gros plan. Ew.

Dans une interview accordée à G.Q. dans le cadre d’un dossier sur « les nouvelles masculinités », Pharrell est revenu sur son tube et sur la controverse qui l’a entouré. Même s’il souligne avoir grandi à une autre époque, où les mentalités étaient différentes, il avoue d’emblée qu’aujourd’hui, il n’écrirait jamais cette chanson, et ne la chanterait pas non plus. Le fameux « I know you want it »? « D’abord je ne comprenais pas pourquoi on nous accusait de promouvoir la culture du viol, parce que plein de femmes chantaient ce passage comme si de rien n’était. Et puis on m’a ouvert les yeux et on m’a fait réaliser que c’est typiquement le genre de phrase que disent les hommes qui abusent des femmes ».

Aujourd’hui, je suis honteux de certaines des paroles de la chanson. Mais il m’a fallu beaucoup de temps et de croissance personnelle pour en arriver là »

Et Pharrell de conclure en rappelant que « même si les paroles ne reflètent pas mon comportement ou la manière dont je pense, ce qui importe, c’est l’impact qu’elles ont sur les femmes ».

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