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Un concours de Mini-Miss en Belgique? On dit non!

Justine Rossius
Un concours de beauté dédié aux fillettes de 6 à 10 ans va voir le jour en Belgique cet été. Quand on pense aux dérives que ça peut entraîner, on a encore du mal à y croire. 

Ce genre de concours, ultra populaires dans certains états d'Amérique, est formellement interdit en France depuis 2013. Chez nous, par contre, il n'en est rien. Le comité Miss Belgique compte organiser un concours de Mini-Miss, le 21 juillet, jour de la fête nationale, à La Panne. L'objectif? Susciter des vocations et s'assurer une réserve de futures candidates pour Miss Belgique.

 

Pas de dérives à l'Américaine

Pour ne pas s'attirer les foudres des anti-concours-de-micro-miss, le comité a tenu a préciser qu'il ne s'agira pas d'un concours à l'Américaine. Traduction? Pas d'extention de cheveux, de faux-cils (mais du mascara, oui!), de faux ongles et de défilés en bikini. Et on devrait dire "ouf"?

 

Le maquillage, c'est pas de leur âge

Mais qu'en est-il de leur estime d'elle-même? Du diktat de la minceur et de la pression de la perfection à l'âge où l'on est censé jouer à la marelle et collectionner les Playmobil? Pour ça, le comité Miss Belgique n'a pas de réponse. Et ça nous fiche la trouille. Comment leur dire qu'un concours de beauté pour fillettes, c'est beaucoup trop has been? Que même Barbie est plus progressiste que ça. Qu'un enfant n'a pas à combler le manque de compliments de ses parents? 

 

Mini-Miss, maxi risques

On exagère peut-être, mais l'impact de ce genre de compét' n'est pas à sous-estimer. Ces concours reposent sur le culte de l'apparence et peuvent mener l'enfant à souffrir de troubles de l'image et de dysfonctionnements alimentaires. Sans parler de l'échec, qui peut amener les fillettes à se sentir coupables envers leurs parents. Ou encore, de l'hypersexualisation: transformées en objet de désir, elles ont tendance à se confirmer à une image adulte entraînant des dégâts psychologiques irréversibles dans 80 % des cas (source: La Libre). Et qu'en est-il de l'image de la femme, en général, associée encore et toujours à son apparence, à la brillance de ses cheveux ou à la couleur de ses yeux. Une image fausse et ancrée dans la tête de ces petites nanas dès le bac à sable.

Franchement, en 2016, c'est ce genre de projet qu'on éradique, surtout pas qu'on revendique.

 

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