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© male toddler looking at his electronic tablet

Plus de la moitié des parents ont assoupli leurs règles sur les écrans pendant le confinement

Gwendoline Cuvelier Journaliste

D’après une étude menée par Telenet auprès de 1000 Belges dont près de 500 familles avec enfants scolarisés, plus de la moitié des parents ont déclaré avoir été plus indulgents pendant la quarantaine lorsque les enfants étaient occupés en ligne ou sur des écrans.


« Un Peppa Pig et puis au lit » s’est rapidement transformé en 30 minutes d’épisodes? Vous avez laissé votre enfant devant votre ordi pour qu’il puisse suivre un cours en ligne avec son instit’ ou lui apprendre le yoga sur YouTube? Vous n’êtes pas les seuls…

Le Corona adoucit les règles


« Avant la crise du coronavirus, 41 % des personnes interrogées avaient des règles strictes concernant le temps passé sur un écran au sein de la famille. 58 % des parents ont assoupli ces règles et 8 % les ont même temporairement supprimées pour la durée des mesures contre le Coronavirus. Seuls 3 % ont renforcé les règles » nous apprend l’étude de Telenet.

L’utilisation des écrans a eu un effets positif lors du confinement. Un écran n’est pas mauvais en soi, et ça, les familles l’ont bien compris. Les écrans n’ont pas​ diminué l’importance des relations ​humaines, mais ont au contraire permis de penser large dans un espace réduit et de sortir virtuellement de l’espace dans lequel les familles se trouvaient. Grâce aux écrans, les familles ont pu avoir des conversations sur le contenu​ véhiculé par les écrans. Bien sûr, il reste important pour les enfants et les adolescents de​ tester leur aptitude à se désaliéner des écrans. Les enfants indiquent eux-mêmes qu’être en contact avec leurs amis grâce aux réseaux sociaux n’est pas la même chose que les voir en vrai et qu’ils en ont vraiment besoin. Mais l’écran peut offrir une intéressante fenêtre sur le monde. ​Cette fenêtre s’est même révélée indispensable pendant cette période de quarantaine.” explique Bruno Humbeeck, psychopédagogue et chercheur en pédagogie familiale et scolaire à l’Université de Mons.

Pour ou contre l’école en ligne?


« Un peu plus d’un parent sur trois (37 %) estime que les écoles devraient se concentrer davantage sur l’enseignement numérique après la crise liée au Coronavirus. 17 % déclarent que leurs enfants préfèrent les leçons en ligne aux leçons physiques, tandis que 60 % des parents préfèrent simplement que leurs enfants aillent à l’école comme avant. » révèle également l’enquête Telenet.

 



« Si les enseignants ont appris quelque chose du confinement, c’est bien que l’enseignement numérique et l’enseignement physique, en classe, ne sont pas en concurrence. Les deux sont nécessaires. D’un côté l’enseignement numérique permet aux enseignants d’enregistrer des petites capsules d’une dizaine de minutes sur un certain thème pour distribuer des compétences. Ainsi les élèves peuvent écouter la capsule autant de fois qu’ils le veulent et les enseignants ne doivent pas répéter le même contenu plusieurs fois. D’un autre côté, le confinement demande de donner cours à des classes plus petites. Grâce à cela les élèves ont la possibilité de discuter du contenu qui a été proposé en ligne, mais dans un petit groupe. Cette combinaison est idéale, car elle revalorise l’enseignant et permet de maintenir un contact personnel entre l’enseignant et sa classe. Dans l’idéal, l’école devra​ nécessairement après le confinement faire une place au numérique, mais ne devra ​en aucun cas lui céder toute la place. » explique Bruno Humbeeck.

 

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