Gen F

En rejoignant la communauté, vous recevez un accès exclusif à tous nos articles, pourrez partager votre témoignage et…
© animaux de compagnie getty image

Les animaux sont-ils les nouveaux bébés? 6 « dog moms » assumées témoignent

Kathleen Wuyard

Qu’elle est lointaine, l’époque où si on n’était pas maman à 30 ans, on était clairement une originale… Aujourd’hui, les millenials prennent leur temps avant de faire des enfants, et en attendant, ils traitent leurs animaux de compagnie comme le bébé de la famille. Décryptage d’une tendance wouf.


Après les sushis et les mangas, c’est du Japon qu’est venue cette tendance tout à fait acceptée à considérer son animal comme un bébé. C’est que dans l’Empire du Soleil Levant, les animaux de compagnie occupent une place de choix, et sont d’ailleurs plus nombreux que les enfants : ces dernières années, le taux de natalité a baissé dramatiquement, et lors du dernier recensement, le Japon comptait 16.6 millions d’enfants de moins de 15 ans, contre plus de 22 millions d’animaux de compagnie. Et si, comme nous, vous êtes tentés d’affirmer dans un sourire que « tout de même, ils sont fous ces Japonais », ne vous moquez pas trop vite : en Belgique aussi, les animaux de compagnie auraient tendance à prendre la place des bébés.

Selon une étude réalisée en 2017 aux Etats-Unis par Adweek, 44% des millenials considèrent leur animal de compagnie comme la préparation idéale avant d’avoir un enfant. Ainsi que le souligne Hannah Ewans, journaliste pour VICE outre-Atlantique, « à l’approche de la trentaine, personne ne parle encore d’avoir un bébé, voire même, la perspective est un peu repoussante. Ce qu’on veut, c’est un bébé à fourrure, qui nous aimera inconditionnellement, ne ruinera pas nos finances, et nous permettra tout de même de garder une vie sociale épanouissante ». Voir son animal comme un bébé, un réflexe d’égoïste ? Pas pour Julian Victoria, rédacteur-en-chef de DOG Magazine, dédié, vous vous en douterez, au meilleur ami de l’homme. « De nos jours, même quand on est trentenaire, on se sent encore très jeune dans sa tête. On a envie de se sentir responsable et de prendre soin d’une autre créature vivante, mais sans fonder une famille pour autant ». En outre, selon lui, les chiens sont l’antidote parfait à la période morose dans laquelle on vit, entre la dépression causée par les réseaux sociaux et l’angoisse provoquée par la situation politique internationale. « Il y a quelque chose d’inné aux chiens qui pousse ceux qui les fréquentent à être plus doux, plus sensibles ». Plus heureux aussi ? Et si la clé du bonheur, c’était tout simplement de créer la famille dont on a envie, sans se préoccuper de savoir si les « bébés » marchent sur 2 ou 4 pattes ?

« Mon chien est mon bébé » : 6 dog moms témoignent

Oubliée, l’image de la « folle à chats » : aujourd’hui, on assume à 100% le lien fusionnel qu’on entretient avec son animal, et ce n’est plus l’apanage des marginaux, au contraire. La preuve avec 5 « dog moms » accomplies – dont l’auteur de cet article – qui conjuguent jobs prenants, vie sociale épanouissante et relation privilégiée avec leur boule de poils.


Kathleen, 30 ans, journaliste, et Elliott

Kathleen, 30 ans, journaliste, et Elliott

Kathleen, 30 ans, journaliste, et Elliott

N’en déplaise à ceux qui me répètent à l’envi
“qu’un chien n’est pas un enfant”, pour moi, ça ne fait pas un
doute: Elliott est mon bébé. D’ailleurs, je parle de “notre fille”
à mon mec, que ça fait beaucoup sourire. On travaille tous les deux
beaucoup et Elliott est une vraie bouffée de bonheur au quotidien.
Ses manies et son visage ultra expressif sont irrésistibles, tout
comme sa tornade de câlins quand on rentre le soir. Elle a fait de
nous une famille, et il est impossible aujourd’hui d’imaginer notre
vie sans elle. Elliott, si tu me lis: maman t’aime!

Caroline, 31 ans, avocate, et Jedi

Caroline, 31 ans, avocate, et Jedi

Caroline, 31 ans, avocate, et Jedi

« Nous avons recueilli Jedi quand il était déjà
adulte, et nous n’avons donc pas pu le materner comme s’il
s’agissait d’un chiot ! Qu’importe, il reste notre gros bébé qui
dicte nos vies à chaque instant : « a-t-il bien mangé toutes ses
croquettes ? Quelle destination de vacances est « dog friendly » ?
Comment étaient ses crottes ce matin ? » Bref, le genre de question
que chaque parent attentif se pose à propos de son chérubin ! Parce
que oui, Jedi est notre fils et nous en sommes très fiers ! Et
celui qui oserait émettre la moindre critique à son égard
déclencherait illico le courroux de ses parents (c’est de l’humour
bien sûr… quoique) ».

Justine, 30 ans, prof de français, et Richard

Justine, 30 ans, prof de français, et Richard

Justine, 30 ans, prof de français, et Richard

« Au commencent, il y avait Richard, mais ce prénom
de baptême laissa rapidement la place à une pléthore de surnoms.
Richard, le chien câlin, fut appelé Richou. Le blagueur à l’air
benêt devint Ricouillon ou encore, le protecteur roulant des
mécaniques, Riccardo. Ce chien au regard si expressif a pris petit
à petit une place immense dans notre vie, au propre comme au figuré
: un changement de voiture fut inévitable lorsqu’il passa de
quelques kilos à une quarantaine ! Mais ce que l’on retiendra,
c’est que ce chasseur de mouches invétéré (qu’on se le dise, pas
une attrapée en plus de 4 ans) enjolive notre quotidien, le remplit
d’amour et de divertissement depuis son arrivée ».

Hélène, 30 ans, joaillière, et Sofia

Hélène, 30 ans, joaillière, et Sofia

Hélène, 30 ans, joaillière, et Sofia

« J’ai reçu Sofia quand elle avait 2 mois, il y a 2
ans et demi. C’est une petite Border Collie pleine de vie et
d’amour. Espiègle et intelligente, elle noue une complicité
étonnante avec ceux qui l’entourent. D’ailleurs, c’est amusant de
voir mes parents devenus gaga d’un animal élevé au rang de membre
de la famille. Adorable et adorée ! Je n’ai pas d’enfant, mais
Sofia est tout comme… Avec cet avantage qu’elle est autonome et
peut rester seule. Je ne m’imagine pas sans elle, elle est ma
famille, ma force et ma vie. Mes vacances et activités du week-end
se font avec elle, et même le choix de mon partenaire : pas
d’entente avec Sofia, adieu ! Je dis toujours en rigolant : avec
elle, je fais preuve d’un anthropomorphisme totalement assumé !
»

Céline, 30 ans, avocate, et Alphonse

Céline, 30 ans, avocate, et Alphonse

Céline, 30 ans, avocate, et Alphonse

« Après avoir quitté le nid familial, mais
également Rondelle le carlin de la famille, un vide s’est fait
sentir ! Alors que j’étais de mission achat de poulet rôti et
tapenades sur la Batte, à Liège, j’ai fait un stop par un chenil
tout proche… Et ce jour-là, au lieu de ramener les victuailles du
brunch dominical, mes amis m’ont vue revenir avec mon petit
Alphonse, un carlin noir surexcité. Dès les premiers moments, il
m’a fait hurler de rire tant il est maladroit, et puis au fil des
années et des petites épreuves de la vie, il ne m’a jamais lâchée !
Alors non seulement mon Alphi est comme mon petit garçon, mais en
plus, avec mon amoureux William, nous sommes persuadés qu’il parle
avec un cheveux sur la langue et qu’il veut conquérir le monde
façon Minus et Cortex ! Au fil des années, Alphonse a toujours eu
sa place dans tous les grands moments de ma vie … Et il a même
été le témoin privilégié de la demande en mariage à laquelle j’ai
évidemment dit oui pendant qu’il sentait les fesses de mon futur
époux. En résumé, Alphi est le plus beau, le plus intelligent, le
plus fort et le plus marrant des petits garçons ! »

Joséphine, 27 ans, journaliste, et Inka

Joséphine, 27 ans, journaliste, et Inka

Joséphine, 27 ans, journaliste, et Inka

« Ça fait maintenant 5 mois que j’ai adopté cette boule d’énergie
et d’amour. Je sentais depuis longtemps que je voulais me lancer
dans l’aventure canine, mais j’étais franchement loin de m’imaginer
que ça deviendrait si fusionnel entre nous. C’est bête à dire mais
« ça change la vie » depuis qu’elle est à l’appart avec nous. J’ai
développé une sorte d’amour maternel avec elle: je la bichonne, je
suis fière de la voir grandir, flippée à l’idée qu’il lui arrive un
truc… J’avais toute une série de « projets de vie » avant de
l’adopter et dans lesquels je dois désormais l’inclure. Beaucoup de
gens dans mon entourage voient ça comme une contrainte mais perso
je ne me pose même plus la question : elle fait partie intégrante
de ma (petite) famille et de ma vie. Bref, je déteste l’expression
« animal de compagnie ». C’est tellement bien plus que ça ! »



Lire aussi: 

Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici

Nos Partenaires