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L’histoire vraie qui se cache derrière la série « Le Serpent »

Manon de Meersman


Le 2 avril dernier, « Le Serpent » débarquait sur Netflix. La mini-série de huit épisodes nous raconte l’histoire de Charles Sobhraj, tueur en série français des années 70, qui a commis de nombreux meurtres en Asie, mais pas que. Un show directement inspiré d’une histoire vraie qui fait froid dans le dos.


Si la série « Le Serpent » se concentre surtout sur le séjour en Thaïlande de Charles Sobhraj en 1975, le tueur en série a également commis des meurtres au Népal et en Inde. On vous raconte l’histoire vraie qui se cache derrière la mini-série à succès de Netflix.

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Une histoire qui commence avec des délits et des escroqueries


Charles Sobhraj est né en avril 1944, à Saïgon, une ville du sud du Vietnam. Grâce au remariage de sa mère avec un militaire français, il obtient la nationalité française. Son adolescence est rythmée par des délits et des escroqueries. Il sera même condamné à trois ans de prison. En 1967, il fait profil bas en épousant Chantal Compagnon, avec qui il a une petite fille. Il trouve même un boulot. Mais tout ça n’est qu’une façade; l’homme retombe très vite dans ses travers, et décide de lever les voiles vers Bombay, en Inde. En 1971, il braque une bijouterie, les choses tournent mal et il finit en prison avant de parvenir à s’évader... Juste avant d’y être renvoyé, cette fois en Afghanistan. N’en pouvant plus de cette vie rythmée par une constante cavale, sa femme finit par le quitter et par rentrer en France.

Mais tout ça ne refroidit pas Charles Sobhraj qui se dirige cette fois vers la Thaïlande et fait alors la rencontre de Marie-Andrée Leclerc, une jeune Canadienne qu’il attire dans ses filets. »


Celle-ci devient sa complice et ensemble, avec l’aide d’un homme de main de Sobhraj, ils commettent de nombreux crimes. Le mode opératoire du tueur en série est bien ficelé: il sympathise avec des jeunes touristes pour ensuite les empoisonner, leur voler leurs papiers et usurper leur identité. Il fait également du trafic de pierres précieuses.

Un meurtre, deux meurtres, trois meurtres...


Les choses basculent dans une dimension encore plus glauque lorsque le premier meurtre a lieu. Une touriste américaine de 18 ans est assassinée: elle est retrouvée en maillot de bain, étranglée sur une plage de Pattaya. D’autres corps sont retrouvés, mettant la puce à l’oreille des autorités, qui voient en ces crimes l’oeuvre d’un serial killer. Charles Sobhraj, alors surnommé le « Bikini Killer » ou « Le Serpent » passe entre les mailles du filet, toujours accompagné de Marie-Andrée Leclerc.

Lors de l’été 1976, alors qu’ils tentent de droguer un groupe de touristes français dans un hôtel de New Delhi, ils sont arrêtés: il écope d’une peine de douze ans, pour vols, et elle, en écope de six. »


Atteinte d’un cancer, Marie-Andrée Leclerc finira par rentrer chez elle au Canada, où elle finira ses jours. « Le Serpent », quant à lui, parvient en 1986 à s’évader, en droguant aux somnifères les gardiens. Malheureusement pour lui, il est bien vite retrouvé et finit une nouvelle fois en prison, avec une peine de dix ans supplémentaire.

En 1997, il est enfin libre et rentre en France. Il n’hésite pas à user de sa macabre célébrité en accordant de nombreuses interviews. Et puis tout bascule à nouveau lorsqu’en 2003, il se rend au Népal, alors qu’un mandat d’arrêt pour meurtre est retenu contre lui. Il est alors arrêté pour un double meurtre commis en 1975. C’est la prison à perpétuité qui lui tombe dessus. Il est aujourd’hui sexagénaire et purge sa peine dans une prison du Népal.

« Le Serpent », disponible sur Netflix depuis le 2 avril. 



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