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Claudio Capéo en interview: « J’ai un véritable lien de coeur avec l’Italie »



En hommage à ses racines, Claudio Capéo sort Penso a te, un album sur lequel il reprend les titres qui ont bercé son enfance en Italie.

Quelle est votre définition de la dolce vita?


“Beaucoup de soleil, la famille, prendre le temps, manger une glace sur la plage, écouter le rire de mes enfants, profiter des choses simples. On a tous tendance à courir un peu trop vite et à oublier l’essentiel.”

Parlez-nous de vos souvenirs liés à l’Italie...


“J’ai un véritable lien de cœur avec ce pays. Je suis né en France, fils de deux parents italiens qui sont arrivés dans les années 1960. Gamin, j’allais en Italie pour les vacances, pour voir ma Nonna et mon Nonno. Encore aujourd’hui, l’Italie est, pour moi, synonyme de fêtes, de retrouvailles, de grandes tablées. Quand je pense à l’Italie, je sens l’odeur de la pizza, je revois ces petits villages qui ont marqué ma jeunesse...”

Vous y êtes retourné pour tourner le clip de C’est une chanson. Ce sont vos proches qu’on voit dans la vidéo?



“Oui, on est retournés à Bonefro, dans le village de mon père et on a tourné ce clip avec ma sœur, mes oncles, mes cousins. C’est ce morceau, qui figurait sur mon deuxième album, « Tant que rien ne m’arrête », qui m’a donné envie de rendre hommage à mes racines sur ce nouvel opus. J’ai réuni les copains à Florence et on a réalisé cet album, dans le but de vous faire voyager depuis votre canapé, en ces temps confinés. J’y ai mis tout ce que je suis au fond de moi, ça m’a demandé du temps, du travail aussi... Parce qu’il a fallu que je me remette à pratiquer l’italien couramment pour ne surtout froisser personne. Je voulais être sûr de comprendre tous les mots que je chantais pour être le plus sincère possible.”

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Vous parlez italien avec vos enfants?


“Roméo n’a que 2 ans et César, l’aîné, n’en a pas forcément envie (rires). J’espère que, quand on pourra à nouveau voyager, qu’il rencontrera sa famille en Italie, il réalisera qu’il lui manque quelque chose, qu’il a envie de pouvoir leur parler, de communiquer avec eux.”

Comment avez-vous choisi les reprises qui figurent sur cet album?


“En écoutant les vieilles cassettes audio de mon père. Il y a des chansons d’amour très connues comme « Ti amo » ou « Senza una donna », d’autres qui le sont moins. J’ai essayé de leur apporter une touche actuelle, de les rafraîchir un petit peu, sans les transformer complètement non plus. J’ai envoyé un mail à Gianna Nannini, qui est une grande rockeuse italienne, et elle accepté de chanter en duo avec moi sur « Ciao mia bella ». C’est une grande dame, une véritable star en Italie, mon papa m’a même demandé de lui ramener un autographe!”

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Il y a aussi des chansons originales, comme « Mamma », que vous avez écrit en italien et en français...


“J’ai eu l’aide de Davide Esposito pour l’italien, ce n’était pas évident de bien mélanger les deux langues. Cette chanson, c’est un hommage à la maman de mon manager, qui nous a quittés lorsque nous enregistrions cet album. Nous étions bouleversés. Mais, il s’adresse aussi à tous ces petits garçons, qui finissent par grandir, qui ont peur de partir, de ce qui se passe dehors, qui ne savent pas s’ils vont tenir le coup... mais qui seront toujours rassurés par les bras de leur maman.

Quand je suis déprimé, j’ai besoin d’enfoncer encore un peu plus le couteau dans la plaie. »

La chanson italienne qui vous colle à la peau, c’est...


“E penso a te », même si elle a un côté dramatique. C’est l’histoire d’un homme, très amoureux de sa femme, qui se fait plaquer. Elle s’en va et lui, il n’arrive pas à s’en remettre. Je prends plus de plaisir à chanter, à écrire des chansons sombres, compliquées, elles me permettent de relever la tête et de revenir ensuite à des chansons qui nous distraient, qui font danser. Moi, quand je suis déprimé, j’ai besoin d’enfoncer encore un peu plus le couteau dans la plaie.”

Si c’est possible dans le futur, vous aimeriez défendre cet album sur scène, en Italie?


“Oui, on pense à jouer dans quelques villes comme Florence, Milan, Rome. Dans des petits lieux, voir si ça prend. L’album n’est pas sorti là-bas.”

Une dernière question gourmande: quelle est votre spécialité italienne préférée?


“La calzone, j’adore ça! J’aime pétrir la pâte, puis la découper et voir l’œuf couler. J’aime beaucoup cuisiner. À la maison, j’aime passer du temps derrière les fourneaux pour préparer de belles assiettes, des plats mijotés.”

Photos: Diego Di Guardo


« Penso a te », de Claudio Capéo (Pias).



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