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Témoignage: « J’ai perdu plus de 40 kilos grâce à un régime »

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Naomi, 24 ans, est éducatrice pour enfants. Depuis qu’elle s’était installée avec son copain, elle avait pris 30 kilos. En un an, elle en a perdu 42 grâce à la méthode Pronokal, programme d’amaigrissement encadré, basé le régime protéiné.

« Je n’ai jamais été mince, même petite. J’ai toujours été un peu boulote. En secondaires, j’ai beaucoup souffert de mes kilos superflus. Même si ce n’était pas encore vraiment le cas, je me sentais grosse. J’avais les épaules larges et un petit ventre. Toutes mes copines étaient minces. Elles s’habillaient en taille S. Moi, j’avais déjà besoin de L.

Lorsqu’on faisait du shopping dans les grandes chaines de magasin, c’était l’enfer. Rien qu’à l’idée de ne rien trouver qui m’aille, j’avais honte.

Du coup, pour m’éviter ce stress, je ne les accompagnais pas dans leurs virées shopping. Je suis une mangeuse compulsive. Mon rapport à la nourriture est lié à mes émotions. Avant, si j’étais à la maison et que mes copines téléphonaient pour annuler une sortie, j’étais capable d’engloutir un sachet de chips entier par dépit. Ça me consolait. Lorsque vous savez déjà que vous êtes grosse, vous avez tendance à manger encore davantage: vous vous dites que ce n’est pas cette portion de frites qui va changer quelque chose.

30 kilos en 4 ans

Pendant longtemps, j’ai pesé 78 kilos. A peu de choses près, mon poids restait stable et je m’en accommodais. Puis il y a 4 ans, j’ai fait la connaissance de mon copain. Nous adorions aller au resto tous les deux. Et il nous arrivait souvent de nous arrêter au McDonald’s. Lui, il est jardinier. Dans son métier, il bouge en permanence, du coup il ne grossit pas. Moi, c’était tout différent. Au même moment, j’ai commencé à travailler en tant qu’éducatrice pour enfants. A la longue, je ne faisais plus que manger: je prenais mon petit-déjeuner, puis un plat chaud avec les enfants à 11 heures. Entre 12 heures 30 et 13 heures, pendant ma pause, je remangeais. Et dans l’après-midi, vers 15 heures, lorsque les enfants prenaient leur goûter, je m’octroyais encore une tartine au choco. De retour chez moi, je dinais vers 18 heures avec mon copain et le soir, sur le canapé, on grignotait encore quelque chose. J’ai commencé à grossir à vue d’œil. En 4 ans, j’ai pris 30 kilos. C’était trop. Beaucoup trop.

Le déclic: une photo de moi

La prise de poids est tellement progressive qu’il faut un certain temps avant qu’on réalise qu’on a pris autant de kilos. Lorsqu’on enfile certains vêtements, la différence se fait évidemment sentir. Tout à coup, vous réalisez que vous n’arrivez plus à fermer le zip de la veste de ski qui vous allait parfaitement l’année d’avant. Et plus question de me mettre en bikini devant d’autres personnes que ma famille proche. Pendant cette période, j’ai bien essayé de me mettre au régime, mais mes bonnes résolutions ne duraient jamais longtemps. Et pas moyen non plus de me motiver à faire du sport. L’an dernier, tout à coup, j’en ai eu marre. Je ne trouvais plus aucun vêtement qui me plaisait dans ma taille.

Je me sentais tellement mal dans ma peau que je n’avais plus envie de sortir de chez moi. Le déclic: une photo de moi prise par ma mère à mon insu. Lorsque je me suis vue dans ce fauteuil avec mon filleul sur les genoux, j’ai eu un choc: cette fille, ça ne pouvait pas être moi!

Mal au crâne et déprime

Lorsque vous commencez un régime protéiné type Pronokal, les résultats ne tardent pas. Les kilos ont commencé à s’envoler. Je sentais que ça allait m’aider à rester motivée. Les premières semaines, j’ai eu du mal à me faire à la méthode. Je devais manger 5 repas protéinés par jour. Ça pouvait être un shake, des toasts, du pudding ou, par exemple, une omelette à base de protéines. Deux fois par jour, j’avais droit à une portion de 200 grammes de légumes. Ce changement radical d’alimentation et les modifications biologiques qu’il entraîne génère des maux de tête et des sautes d’humeur. A la maison, j’allais manger dans le bureau pour ne pas voir ce que mes parents et mon copain mettaient dans leur assiette. Quand j’étais invitée à un diner ou à un barbecue, c’était compliqué. Je ne savais jamais ce que j’avais le droit de manger ou non. Puis, petit à petit, j’ai pu réintroduire des aliments classiques: du yaourt, de la viande maigre, des légumes. Après 6 mois, j’ai eu le droit de manger à nouveau une tranche de pain. C’était le paradis! J’ai fait durer le plaisir pendant une heure. Ce régime est très strict, mais j’ai réussi à m’y tenir.

Encore trop grosse

En un an, j’ai perdu 42 kilos. La perte de poids a été très rapide, et ne n’ai pas encore eu le temps de m’habituer à ma nouvelle silhouette. Lorsque je me regarde dans un miroir, c’est encore l’ancienne Naomi que je vois. Celle qui pesait 110 kilos.

Selon les médecins, cette réaction est tout à fait normale. Le cerveau a besoin d’un temps d’adaptation. D’un point de vue pratique, je suis évidemment consciente que j’entre dans une petite taille, mais mon esprit continue à se focaliser sur les défauts qui subsistent. Comme la peau de mon ventre toute relâchée qui pend au dessus de mon pantalon. Ma perte de poids ne m’a pas libérée de tous mes complexes. Je n’arrive par exemple pas à montrer mes jambes. Et pour être honnête, je ne me sens pas dix fois plus belle qu’avant. Peut-être que le déclic doit encore s’opérer dans ma tête. Désormais, je fais du sport de manière régulière. En plus de mes entrainements de boxe, je cours deux fois par semaine. Avant, je ne trouvais aucun plaisir dans le sport. C’est différent aujourd’hui. Un an, après avoir décidé de mincir, j’ai réussi à terminer l’une des épreuves de la Spartacus Series (ndlr: une célèbre course d’obstacles). Et j’en suis très fière.

‘Tu vas vraiment manger ces frites?’

Je suis encore très sensible au regard que les gens peuvent poser sur moi. Au magasin, lorsque je dépose un sachet de chips dans mon caddie, je m’imagine les réflexions des gens: Elle ne devrait pas manger ça… Et lorsque je partage un repas avec d’autres personnes, j’ai l’impression qu’ils scrutent tout ce que je mets sur mon assiette et qu’ils se disent qu’après avoir perdu tant de kilos, je ne devrais pas tout gâcher en prenant des frites. Je sens aussi que certaines personnes, par jalousie, préféreraient que j’échoue dans mon projet. Je sais que je ne devrais pas tenir compte de leurs remarques. D’un autre côté, je me dis qu’elles me motivent à tenir bon. Je ne veux pas que ces gens aient raison. La pire chose qui puisse m’arriver, c’est de revenir en arrière. Il m’arrive évidemment de rechuter de temps en temps. Je reste une mangeuse compulsive. Lorsque j’ai un coup dur, je vais me chercher un cornet de frites. Mais désormais, lorsque j’ouvre la porte du frigo, c’est le plus souvent pour y prendre un fruit. C’est déjà un bon début, non? »

Texte: Kaatje De Coninck / Photos: Tim De Backer

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