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Jennifer Lawrence pousse un gros coup de gueule

"Je gagne moins que les gens avec une b***." Voilà ce qu'a publié Jennifer Lawrence dans la newsletter féministe créée par Lena Dunham, la créatrice de Girls. Dans cette note, l'actrice dénonce les inégalités salariales.

En juillet dernier, l'actrice et réalisatrice Lena Dunham, bien connue pour son engagement féministe, a créé une newsletter appelée "Lenny", qui rassemble des articles concernant les femmes. Cette semaine, l'actrice oscarisée Jennifer Lawrence y a écrit une lettre ouverte pour dire tout ce qu'elle pensait des inégalités salariales à Hollywood et ailleurs. Et elle ne mâche pas ses mots. L'héroïne de Hunger Games avait en effet appris grâce à des e-mails diffusés après un piratage massif qu'elle était moins bien payée que ses confrères masculins.

En voici quelques extraits, traduits en français par les Inrocks. C'est long, mais ça vaut la peine d'être lu jusqu'au bout.

J’ai découvert que je gagnais moins que les gens chanceux avec des bites.

Lorsque j’ai découvert que je gagnais moins que les gens chanceux avec des bites, je me suis énervée contre moi-même. (…) Je ne voulais pas me battre sur des millions de dollars dont franchement (…), je n’ai pas besoin.

Mais je mentirais si je disais qu’il n’y avait pas quelque chose qui m’a poussé à clore les négociations sans m’être réellement battue. Je ne voulais pas paraître "difficile" ou "gâtée". Jusqu'à ce que je comprenne que tous les hommes avec lesquels je travaille ne s’inquiètent pas de passer pour "difficiles" ou "gâtés". Mais c’est un élément de ma personnalité contre lequel je me suis battue durant des années, et, d’après mes statistiques, je ne pense pas être la seule femme dans ce cas-là. Est-on conditionnée socialement à se comporter ainsi? Exprimerait-on nos opinions de façon à ce qu'elles "n’offensent pas" ou "ne fassent pas peur" aux hommes?

J’ai donné mon point de vue sans raconter de conneries.

Il y a quelques semaines, au travail, j’ai donné mon point de vue de façon claire, sans raconter de conneries; sans agression non plus. L’homme avec lequel je travaillais m’a répondu "Ouaouh! On est tous dans la même équipe ici!" Comme s’il me criait dessus. J’étais choquée car rien dans ce que j’avais dit n’était personnel, offensant ou, pour être honnête, faux. Tous les jours, je vois des hommes dire ce qu’ils pensent. J’ai fait la même chose de la même façon, et vous auriez pensé que j’avais dit quelque chose d’offensant.

J’en ai marre d’essayer de trouver la manière “adorable” de donner mon point de vue et de faire en sorte d’être appréciée! Je ne crois pas avoir déjà travaillé pour un homme avec des responsabilités qui passe du temps à se demander comment moduler sa voix pour être entendu. Jeremy Renner, Christian Bale, et Bradley Cooper se sont tous battus et sont parvenus à négocier de bons contrats. Je suis certaine qu'on a loué leur poigne et leur tactique, pendant que j'étais occupée à tâcher de ne pas passer pour une enfant gâtée et, donc, à ne pas avoir ma part équitable. Une fois de plus, ceci n’a peut être RIEN à voir avec mon vagin, mais je n’avais pas complètement tort lorsqu'un autre mail a révélé qu'un producteur parlait d'une actrice dans une négociation comme d'une "enfant pourrie gâtée". Je n'imagine pas que quelqu'un dise ça au sujet d’un homme."

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