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©  Paul DAILING/AFP via Getty Images

Le zoo de Londres expose un sac à main à la place d’un crocodile pour éveiller les consciences

Ana Michelot
Ana Michelot Journaliste

L’image fait le buzz sur les réseaux sociaux: le zoo de Londres a choisi de sensibiliser le public au danger d’extinction des crocodiles siamois en exposant un sac à main en peau de crocodile dans un enclos dédié à l’espèce.

Le message est fort, face à la disparition massive des crocodiles siamois, abattus en masse pour assouvir le commerce de peaux qui permet de réaliser des sacs à main, bottes ou accessoires. Le zoo de Londres a décidé d’éveiller les consciences. Derrière la paroi en verre où les visiteurs s’attendent à pouvoir observer un crocodile siamois, se trouve un sac à main en peau de crocodile. Sur le panneau explicatif est écrit « Crocodile siamois ». On peut ensuite lire comme description :

« On trouvait autrefois ce sac nageant dans les rivières et les ruisseaux à faible courant en Asie du Sud-Est et en Indonésie »

Les explications se poursuivent, informant le public du danger d’extinction qui frappe l’espèce dû au commerce illégal dont elle est victime : « Au cours des 75 dernières années, plus de 80 % des crocodiles du Siam ont disparu. Beaucoup, comme celui-ci, ont été chassés pour leur peau dans le cadre du commerce illégal d’animaux sauvages. »

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Un acte symbolique

La photo prise par un internaute et diffusée sur Twitter a été repartagée plus de 70 000 fois et a récolté plus de 400 000 likes, créant un véritable buzz autour de l’exposition de ce sac. Pourtant, celle-ci date déjà de plusieurs années comme l’a confié le commissaire d’exposition pour les reptiles, Ben Tapley au « Huffington Post ». Il déclare : « Nous avons créé cette exposition, au sein de la Maison des reptiles du Zoo de Londres, pour attirer l’attention des visiteurs sur l’impact dévastateur du commerce illégal d’espèces sauvages sur les espèces du monde entier. » Il poursuit : « Nous travaillons à l’échelle mondiale avec les gouvernements et les communautés locales pour protéger la faune, soutenir l’application de la loi qui cible les réseaux de trafic, autonomiser les communautés locales touchées par le CIES et réduire la demande d’espèces sauvages menacées. »

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