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Bruxelles fait face à un afflux de prostituées adolescentes

Kathleen Wuyard

Dans un entretien accordé aux quotidiens flamands Het Nieuwsblad et De Standaard, la police fédérale tire la sonnette d’alarme: Bruxelles ferait face à un afflux de prostituées d’origine nigériane âgées de 14 à 16 ans seulement. 

Selon la police, elles seraient plusieurs centaines à être tombées dans la traite des êtres humains en Belgique, la plupart d’entre elles se trouvant à Bruxelles, principalement à Saint-Josse. Et non seulement elles sont très jeunes, mais en plus, elles vendent leur corps pour des prix dérisoires, parfois 5 euros seulement. La manifestation d’une détresse inimaginable, contre laquelle s’insurge le spécialiste de la traite des êtres humains Franz-Manuel Vandelook.

S’il s’agissait de gamines européennes, ce serait une catastrophe nucléaire!. On parle de Bruxelles. On parle de l’an 2018. Du centre de l’Europe. La situation est aussi cruelle qu’au Moyen Âge: il s’agit d’esclavage et d’exploitation, purement et simplement


Selon la police, « les Nigérianes sont bien souvent très en-dessous du tarif. Certaines ne demandent même que cinq euros la passe. Et elles enchaînent parfois jusqu’à 15 clients par jour, et peu importe qu’elles soient malades ou indisposées ». La raison de cet afflux massif vers la Belgique?

Le Nigéria est le pays le plus peuplé d’Afrique. La prostitution y est de plus en plus acceptée socialement, même pour les filles très jeunes. Il est donc évident que bien d’autres arriveront encore en Belgique à cette fin.


Depuis l’été dernier, un nouveau règlement a été mis en place à Bruxelles, interdisant purement et simplement le racolage sous peine de sanctions. Un règlement qui s’applique autant aux prostituées qui proposeraient leurs services en rue qu’aux conducteurs qui provoqueraient des ralentissements de la circulation. Selon des chiffres recueillis par la DH,  treize proxénètes actifs sur la zone Bruxelles-Ixelles auraient également été arrêtés depuis le début de 2017. Reste que la problématique, elle, ne fait qu’enfler. Et que les filles qui sont dans la rue devraient plutôt être à l’école.

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