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Témoignage: « Cette transformation physique a changé ma vie »

Barbara Wesoly
Pour la plupart d'entre nous, un régime est surtout synonyme de perte de poids. Mais parfois ces kilos en moins sur la balance coïncident avec un vrai changement de vie. C'est le cas de Simone, 26 ans, qui a pu réaliser son rêve de devenir maman après avoir perdu 44 kilos.

"Avant la pose de mon anneau gastrique, je pesais 124 kilos. Je suis atteinte du syndrome de Dunnigan. C'est un trouble qui rend difficile, voire impossible toute perte de poids et qui provoque une augmentation anormale du taux de cholestérol. Résultat: les risques de développer une infection du pancréas sont réels. Avant mon opération, j'avais tout essayé: depuis les Weight Watchers jusqu’au coaching personnalisé chez un diététicien. Il m'arrivait parfois de perdre trois ou quatre kilos, mais je les reprenais aussi sec!

 

Maigrir pour tomber enceinte

Mon rêve était d'avoir un bébé. Mais mon médecin m'a poussée à d'abord perdre du poids via la pose d'un anneau gastrique. Selon lui, j'étais trop forte pour pouvoir envisager d'être enceinte naturellement. Il m'a expliqué qu'à cause de mon surpoids, je produisais trop peu d'hormones. Je pouvais passer 40 ou 50 jours sans avoir mes règles. Pour une femme de 21 ans, c'est très frustrant. Je n'ai pas mis longtemps à accepter la proposition du médecin. Je devais maigrir. Et vite!

Suite à la pose de l'anneau, j'ai perdu 44 kilos. Je pouvais à nouveau entrer dans une taille 42, et j'augmentais aussi mes chances de concevoir un bébé naturellement.

 

Incroyable mais vrai

On a aussi appris que mon copain est porteur du gène de la mucoviscidose, ce qui entraîne un problème au niveau des spermatozoïdes. Aucune chance que je sois un jour enceinte naturellement. Pour que nous puissions avoir un bébé, il fallait prélever son sperme, puis me l'injecter par FIV. La cinquième tentative a été la bonne. Pourtant, à ce stade, j'avais perdu espoir. J'étais convaincue que ça ne marcherait jamais. Je me disais que je devrais me passer d'enfant, à vie. Quand on m'a annoncé que j'étais enceinte, j'ai eu du mal à le croire. Mon rêve allait-il enfin se réaliser pour de bon?

Le plus beau moment de toute ma grossesse a été le jour où j'ai entendu le cœur de mon bébé battre pour la première fois.

Mon copain était sur un petit nuage, lui aussi. Avec le recul, je pense que ces neuf mois ont été les plus tendres de toute notre relation. L'idée de ce petit être, synthèse de nous-deux, était exaltante. Les premières semaines de grossesse, j'ai tout de même stressé à l'idée que tout ne se passe pas comme prévu. J'avais peur de faire une fausse couche. Par chance, tout s'est bien passé.

 

Folle de bonheur

Après les premières semaines d'angoisse, j'ai enfin commencé à profiter de ma grossesse. Que du bonheur. Notre bébé est né dix jours après la date prévue. Pas un souci: dans mon ventre, il était en sécurité. L'accouchement a été beaucoup plus pénible. Il a duré 36 heures et je n'ai pas eu de péridurale. Juste après, je me suis évanouie par manque de forces. Pendant ma grossesse, je ne mangeais que deux tartines et un fruit par jour. À cause de l'anneau gastrique, je ne pouvais rien avaler de plus. Je suis triste de ne pas avoir pu profiter de ces premiers instants de bonheur avec ma fille. Pour cette même raison, je n'ai pas non plus pu l'allaiter. Malgré tout, j'étais folle de bonheur. Dès son arrivée, ma fille a tout représenté pour moi. J'avais tellement envie de devenir maman, depuis toujours.

 

Changement d'attitude

À la fin de l'année dernière, le père de ma fille et moi avons décidé de nous séparer. Étrangement, depuis que j'avais perdu du poids, il était devenu jaloux. Il ne supportait pas de sentir que je plaisais aux hommes. Selon lui, je n'étais plus totalement à lui depuis que j'étais mince. Son besoin de me posséder toute entière était très fort. Il est devenu tellement jaloux qu'il a compensé sa frustration en prenant contact avec des femmes sur internet. Je ne sais pas s'il m'a trompée, je ne veux pas le savoir. Il me reprochait de flirter avec d'autres depuis que j'avais maigri, en réalité c'est lui qui papillonnait, pas moi. Ça a été l'arrêt de mort de notre relation.

 

Accepter la distance

Par chance, nous nous entendons encore très bien. C'est essentiel, je veux que ma fille entretienne de bons rapports avec ses deux parents. Les premières semaines qui ont suivi la rupture ont été très difficiles sur ce plan là. Maintenant, on arrive même à plaisanter ensemble.

Je regrette d'avoir perdu le sentiment de former une famille unie, mais malgré cela, je savoure chaque moment.

Aujourd'hui, ma fille a 3 ans et demi. C'est un chouette âge, je trouve. Quand elle est chez son papa, elle me manque beaucoup. Elle passe trois week-ends par mois chez lui. Le reste du temps, elle est avec moi. Le pire c'est la période des vacances. Il lui arrive de rester une semaine entière chez son papa. Une semaine, c'est long quand vous aspirez à avoir votre enfant près de vous, pour accueillir chaque nouveau mot, ses petits chagrins... Ce manque, je ne m'y habituerai jamais."

 

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