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« LE POINT G » épisode 183: pour chacun de nos gestes, on a demandé la permission à l’autre de le réaliser

La rédaction

Gaëlle, éternelle romantique, pensait avoir trouvé le bon, mais la vie en a décidé autrement. À près de 30 ans, elle questionne sa sexualité et tente de déconstruire les idées reçues. Pour y parvenir, rien de mieux que la pratique et le partage d’expériences.

L’autre jour, j’ai testé un truc absolument nouveau pour moi. Et quelle découverte! Avec Alex, on a eu un rapport sexuel avec un consentement verbalisé absolu. C’est-à-dire que pour chacun de nos gestes et de nos élans, on a demandé la permission à l’autre de le réaliser. On avait eu cette idée à l’occasion d’un week-end à Bruges, lors de l’aller en train durant lequel on avait écouté un podcast qui en parlait. Puisqu’on était de sortie, on en a profité pour aller au restaurant et je ne vous cache pas qu’on a bu un petit verre. Je me sentais détendue. Honnêtement, je ne voudrais pas faire la promotion de l’alcool, mais cette détente m’a aidée à parler avec aisance durant l’amour. Autant je peux avoir des envies de dirty talk pendant le sexe, et de dire les pires saloperies du monde pour faire monter l’excitation, autant le fait d’envisager de dire « non » à un geste me stressait. Parce que l’idée était là: il n’était pas question de dire « oui » à tout par principe, mais d’être réellement à l’écoute de nos envies personnelles, sans forcément tomber dans ce truc de faire passer le plaisir de l’autre en premier. Ce test du consentement verbalisé était une véritable expérience. D’abord, il fallait prendre conscience de ses propres envies à l’instant T, puis les formuler, voir si l’autre était d’accord et ajuster. On a commencé en douceur. « Est-ce que je peux te déshabiller? T’embrasser là? Est-ce que je peux poser ma main sur ton sein? » Alex me posait la question dès qu’il bougeait le petit doigt. Franchement, je ne vous cache pas que ça me faisait rire. J’ai eu beaucoup de mal à garder mon sérieux au début. Limite, une part de moi trouvait ça un peu ridicule. J’avais presque envie de m’énerver par moment, comme si tout allait de soi: « Bien sûr que tu peux m’embrasser, tu m’as déjà embrassée mille fois. » Mais en fait, poser la question, c’est offrir à l’autre la possibilité d’un respect total, d’une prise de conscience des faits et gestes dans l’acceptation, dans la volonté. Le consentement verbalisé m’a offert le choix et a nourri en moi le désir d’accueillir un geste proposé dans la douceur. Oui… De la douceur, c’est un bon mot pour exprimer ce rapprochement de nos corps, comme si tout était plus lent, comme si le temps s’était arrêté. Mais n’allez pas croire que c’était moins fougueux pour autant. Pas du tout! Au fur et à mesure, on s’est lâchés, on a utilisé d’autres mots un peu plus coquins pour ne pas répéter « Est-ce que je peux » à chaque phrase. C’est ainsi qu’Alex m’a lâché quelques « J’ai envie de te dévorer si tu me l’autorises », « Tout mon corps veut te prendre, laisse-moi faire, d’accord? », « Te voir rouler des hanches sous mon poids me donne envie d’y aller plus fort », etc. Petit à petit, mes pulsions se sont précisées, me permettant de formuler avec plus de clarté mes demandes. Quand il m’a demandé s’il pouvait jouir, j’ai dit non. J’en voulais encore, je voulais aller chercher mon plaisir avec lui et qu’il se donne pour m’y accompagner. C’était divin, comme deux instruments qui s’accordent et sonnent de concert dans une mélodie crescendo. Et quelle belle mélodie. Tout mon corps était en feu face à cet homme qui se montrait tellement à l’écoute de mes ressentis, constamment concerné par ma réceptivité. Il avait cette lueur dans les yeux qui m’inclinait à lui offrir mon corps sans concession, en sachant parfaitement qu’il ne lui ferait jamais de mal. Quand je vous dis que le consentement, c’est hot, vous pouvez me croire! Ce ne sont pas mes orgasmes qui diront le contraire.

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