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Je souffre de TOC

Karel Daems
Depuis l'âge de 10 ans, Mathilde, 21 ans se bat contre l'émétophobie, ou la peur de vomir. Cette panique a un impact colossal sur son quotidien. Elle souffre d'un trouble obsessionnel compulsif (ou TOC).

La source

“Un jour en primaire, un garçon de ma classe a vomi et ça m'a terrifiée. C'est devenu une phobie, qui ne m'a plus lâchée. Pour contrôler cette peur, j'ai commencé à adopter des comportements compulsifs. Je ne mangeais plus de fromage car c'est ce qui avait rendu malade mon camarade de classe. Et j'avais toujours une bouteille d'eau et des calmants à portée de main.

Prendre le train ou le bus était pour moi un calvaire car je ne pouvais pas m'en échapper si quelqu'un était malade.

J'ai commencé à me dire qu'il ne m'arriverait rien si je rangeais toujours ma brosse à dents au même endroit ou si ma mère me racontait tous les soirs la même histoire. J'avais une série de choses que je devais absolument faire pour me sentir en sécurité. J'étais persuadée que si je ne m'y pliais pas, j'allais mourir.

Plus de 15 thérapeutes

Je suis très reconnaissante envers mes parents qui m'ont toujours soutenue. Pour eux, une maladie mentale est tout aussi grave qu'un trouble physique et il faut la soigner. Le fait que les gens comprennent qu'un TOC est une affection comme une autre est très important à mes yeux.

Si vous avez mal au ventre, on vous dit de vous reposer, d'un ton compatissant. Mais si vous avez peur, on vous dit de vous ressaisir

Mes progrès

Je continue à prendre mes médicaments mais ces six derniers mois, je n'ai pas suivi de thérapie. Mais je pense que je ferais mieux de recommencer. Je ne veux plus jamais laisser mes peurs dominer ma vie. J'arrive à prendre le train tous les jours. J'arrive aussi à dormir chez mon copain sans avoir de crise de panique et je suis déjà partie en vacances avec sa famille.

Mon prochain objectif

Vaincre ma peur de l'avion, en vue d'un city-trip à Barcelone. Mes rituels feront toujours partie de ma vie, mais je les considère aujourd'hui comme mes petites habitudes un peu étranges. Je remplis toujours mon sac de cours en allant des objets les plus grands aux plus petits ou je dis sept fois bonne nuit tous les soirs. Ils font de moi celle que je suis. Ni plus, ni moins.

Texte: Barbara De Coninck / Photos: Karel Daems / Adaptation: Pierre Braun.

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