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INTERVIEW: Emilie Dupuis nous confie tous les secrets de sa routine sportive avec bébé

Emilie Dupuis distille sur Instagram ses conseils en matière de sport et de bien-être via de courtes vidéos qui reprennent les exercices auxquels elle s’adonne à la maison aux côtés de son fils, Jude. L’animatrice de RTL-TVI ne cache pas son ambition d’exploiter, peut-être un jour, son concept de « fit mom » à la télévision. Rencontre.

Depuis quand murissiez-vous ce projet?

« Quand j’ai accouché, j’ai commencé à aller moins régulièrement à la salle de sport. Car, quand tu es une femme active, qui travaille, qui cuisine, qui fait les tâches ménagères, tu as envie de profiter du temps qu’il te reste pour profiter de ton enfant. Chaque minute compte, chaque seconde est précieuse. Quand je partais faire du sport, je culpabilisais. J’étais frustrée, j’avais l’impression de manquer des instants avec Jude, de penser à moi plus qu’à lui. Du coup, j’ai commencé à faire mes séances d’exercices avec lui, au bas de mon lit. J’ai eu envie de partager mon expérience avec d’autres mamans. »

Vous ciblez uniquement les mères de famille?

« Non, ces exercices sont accessibles à tous. Parmi les gens qui me suivent, il y a des débutantes, des hommes aussi. Même si, c’est vrai que depuis que je suis maman, je suis très sollicitée par d’autres mères de famille qui me demandent des conseils sur les biberons que j’utilise, par exemple. Des mamans qui, comme moi, ont aussi besoin de s’imposer une certaine rigueur au niveau de leur hygiène de vie, qui ont envie de plaire à leurs maris, d’être en forme. Je suis maman, mais je suis aussi une femme. »

Le sport fait de moi une autre femme.

Coach sportive, c’est une idée de reconversion?

« Oh non, je ne changerais de métier pour rien au monde. J’adore la télévision même si, force est de constater que le sport fait de moi une autre femme. Plus énergique. Au-delà des bienfaits du sport sur notre physique, je suis envahie d’un sentiment de bien-être, de satisfaction aussi après chacune de mes séances. Aujourd’hui, on m’aborde plus régulièrement en rue pour me parler de sport que pour me parler de mes émissions sur RTL. »

Vous faites du sport depuis longtemps?

« Depuis que j’ai 15 ans, je suis très assidue. Je vais à la salle de sport, je fais du tennis et du ski. C’est vraiment à l’adolescence, au moment où apparaissent les premières formes, où on commence à prendre du poids, que je me suis mise à prendre soin de moi, à me muscler. J’y ai vite pris goût. »

Je retrouve mon corps, un confort de vie. Je me sens mieux dans ma peau. Ce que ça me coûte? Me lever 15 minutes plus tôt chaque matin.

À quel rythme faut-il faire vos exercices?

« J’ai imaginé des sessions d’une quinzaine de minutes. Moi, j’aime faire du sport le matin, avant d’aller bosser. Sur mes vidéos, je porte une tenue de sport mais, en réalité, je fais mes exercices en pyjama. Quand j’ai repris le sport après mon accouchement, je m’y mettais parfois en n’ayant dormi que trois heures par nuit. J’alterne entre des exercices fessiers, les abdos et des séances de cardio. Je pars du principe qu’on peut s’accorder un ou deux jours de « joker » par semaine. Pour moi, ce petit rituel sportif est devenu indispensable. Je retrouve mon corps, un certain confort de vie, je me sens mieux dans ma peau et, tout ce que ça me coûte, c’est de me lever quinze minutes plus tôt chaque matin. »

Même si j’ai la chance d’avoir une morphologie assez fine, moi aussi j’ai des complexes.

On se dit parfois qu’une nana comme vous ne doit pas avoir de complexes…

« Et pourtant! Je n’aime pas mon petit ventre, mes poignées d’amour et je n’ai pas de fesses. Il faut que je les muscle. Après, on ne va pas se mentir, j’ai la chance d’avoir une morphologie assez fine. On est tous assez minces et très sportifs dans ma famille. Il n’empêche que je peux prendre du poids rapidement! Après mes études supérieures, je suis partie vivre huit mois en Floride et j’ai pris 5 kg. Aujourd’hui, je me suis stabilisée et je pèse 52 kg pour 1 m 72. »

Sur Instagram, vous êtes restreinte à publier des vidéos courtes. La prochaine étape, c’est YouTube ou un blog?

« Pourquoi pas lancer ma chaîne YouTube? Je n’en suis qu’aux prémisses de ce projet et j’attends de voir si les gens adhèrent au concept avant de me projeter plus loin. Un jour, peut-être, je pourrais en faire un programme télé. Mais, dans ce cas, pas question que Jude vienne avec moi! »

Jude fait partie de mon quotidien. Je n’ai pas envie de l’enfermer dans une pièce avec ses jouets quand je fais du sport.

Pourquoi avez-vous choisi de l’impliquer au départ?

« Parce qu’il rit aux éclats dès que je déplie mon tapis de gym! Il sait que maman va se mettre dans des positions rigolotes et ça l’amuse. Jude fait partie de mon quotidien, il est toujours à mes côtés et je n’ai pas envie de l’enfermer dans une pièce avec ses jouets lorsque je fais du sport. Lorsque je tourne mes vidéos, il n’est pas toujours dans l’image. Rien n’est scénarisé et je pense que les gens apprécient cette spontanéité. Faire du sport avec un enfant, ça peut aussi ajouter un peu de difficulté à vos séances. Lorsque je fais l’exercice de la chaise contre un mur, je le pose sur mes genoux et j’ai 8 kg supplémentaires à porter. »

Mon but n’est pas de devenir « Madame Muscles » et d’avoir des abdos en béton.

Vous trouvez votre inspiration auprès d’autres Instagrameuses?

« J’ai fait 17 ans de cours collectifs d’abdos fessiers, de renforcement musculaire. Du coup, j’imagine mes exercices sur base de mon expérience même si je suis aussi plein de nanas inspirantes sur les réseaux sociaux. Je pioche à gauche à droite, des idées qui peuvent enrichir mon projet mais mon but n’est pas de devenir ‘Madame Muscles’ et d’avoir des abdos en béton. »

Une femme, atteinte d’un foutu cancer, m’a confié que mes exercices sportifs lui donnaient envie de bouger entre ses séances de chimio.

Vous parvenez à conjuguer cette nouvelle activité avec votre job d’animatrice?

« Ma vie n’a pas vraiment changé si ce n’est que je pose une caméra devant moi lorsque je fais mes exercices. J’ai quelques notions de montage grâce à ma formation en communication. C’est vrai que c’est un investissement personnel, mais je trouve ma motivation dans les retours des gens. Une dame de 56 ans, atteinte d’un foutu cancer, m’a laissé un message me faisant savoir que mes exercices de sport lui donnaient envie de bouger entre ses séances de chimio. Si j’ai pu aider au moins une personne, pour moi, c’est déjà gagné. »

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