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Témoignage de la rédac: “Mon choix face à l’allaitement”

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Donner le sein ou pas est l’un des premiers questionnements auquel on fait face, durant sa grossesse. Deux journalistes de Flair ont choisi de partager leur expérience personnelle. Sans jugement.

Capucine, future maman de 28 ans, a choisi de donner le sein à son enfant.

Ah la question de l’allaitement… Actuellement enceinte de 15 semaines, et de mon premier enfant, j’avoue que cette question ne me pose pas vraiment de soucis. Si l’envie d’allaiter mon bébé est une idée qui me trotte dans la tête depuis des années, tomber enceinte n’a fait que renforcer cette conviction.

Si je donnais le biberon à ma petite sœur quand elle était bébé, et que je trouvais ça adorable de la voir engloutir sa ration, je ressens le besoin d’être au plus près de mon enfant et de partager ce moment privilégié avec lui.

En grande curieuse, cette première grossesse est une marche vers l’inconnu. Et je suis vraiment impatiente de me lancer dans cette expérience fabuleuse qu’est l’allaitement.

Allaiter, un choix et, surtout, une envie profonde

Bien sûr, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer : ma citerne laitière intérieure pourrait ne pas être assez remplie pour combler mon bébé ou je pourrais, pour X raisons, décider d’arrêter. Et si c’est le cas, ce sera sans aucune pression que j’alternerai biberon et sein. Parce que c’est mon choix, tout simplement.

Barbara, 31 ans, maman d’un petit garçon de 2 ans et demi, n’a pas allaité

Cela ne s’est pas déroulé comme je l’imaginais. J’avais déjà le coussin pour, les soutiens-gorge adaptés. Je m’apprêtais à donner le sein, pas vraiment par conviction, plus par norme. Puis, un médicament que je devais prendre à l’époque m’a empêché d’allaiter. Et je suis loin de le regretter aujourd’hui. J’ai accouché d’un minuscule bébé, une petite crevette, qu’on nous demandait de réveiller toutes les deux heures pour être certain qu’il mange suffisamment. Un stress immense pour une jeune maman, une inquiétude permanente, renforcée encore par les moments de désespoir ou il régurgitait ses minis 30 mililitres à peine bus.

Le biberon m’a rassuré et m’a permis de surveiller correctement son alimentation, là ou l’allaitement nous laisse dans l’incertitude.

Et cela a aussi offert une vraie place à mon compagnon, qui a dès lors pu s’investir autant que moi et partager ce moment de complicité avec notre petit garçon.

Une décision intime

J’ai dû faire face à la pression sociale, aux regards interrogateurs parce que je n’allaitais pas. J’ai entendu les classiques: “mais tu ne lui donnes pas ce dont il a besoin” ou “il risque de ne pas suffisament développer ses défenses naturelles”. Aujourd’hui mon fils a presque trois ans, et il n’est ni plus ni moins souvent malade qu’un autre enfant. Je ne prône pas le biberon et je ne critique pas celles qui allaitent. Je prêche le respect. Être parent, c’est, avancer à tâtons, avec autour de soi, une foule d’informations, souvent contradictoires et un million d’avis de proches, de médecins, parfois même de parfaits inconnus. Tout comme chaque bébé est unique, chaque expérience de vie, chaque relation à soi et à son enfant l’est aussi.

Pour moi, il n’y a pas de pour, pas de contre. Aucun élément rationnel ne doit remplacer le ressenti personnel face à cette décision.

Et quoi que l’on choisisse, l’essentiel reste d’être en accord avec soi-même. Être une bonne maman, ne se joue ni sur une question de tire-lait, ni sur une préférence pour un biberon.

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