Home Lifestyle Société Une photographe dévoile le quotidien des femmes emprisonnées à vie

Une photographe dévoile le quotidien des femmes emprisonnées à vie

À l’heure actuelle, 219 000 femmes sont emprisonnées aux Etats-Unis, ce qui en fait le pays avec le plus haut taux d’emprisonnement féminin. Une proportion qui n’a de cesse d’augmenter, et qui a poussé la photographe Sara Bennett à passer derrière les barreaux pour immortaliser le quotidien des prisonnières.

Dans une autre vie, il n’y a pas si longtemps de cela, Sara Bennett était avocate, spécialisée dans les affaires criminelles. Si elle a décidé de dégainer l’appareil photo plutôt que la toge, c’est d’abord pour mettre un visage sur ces 219 000 femmes qui habitent les prisons américaines. Humaniser des statistiques, pour mieux sensibiliser la population US à la complexité du problème. Car dans un système judiciaire où des primo délinquants peuvent écoper de 30 à 40 ans de prison pour une offense mineure, et où la perpétuité derrière les barreaux existe réellement, les prisonnières ont le temps de se repentir de leurs crimes et de changer, sans espoir pour autant d’être réintégrées.

Une réalité que Sara Bennett dévoile sans artifices dans sa collections de portraits intitulée Looking Inside: Portraits of Women Serving Life Sentences. L’occasion de découvrir des destins brisés, et comment ces femmes se reconstruisent en prison. L’occasion aussi de mettre des visages sur une problématique, et de l’aborder d’une manière différente. Notamment, en lisant le témoignage de Cheyenne (voir photo ci-dessus), 32 ans, emprisonnée à vie à l’âge de 29 ans.

Je ne suis pas un monstre. Je suis une fille. Une tante. Une soeur. Une amie. Je suis une enfant de Dieu. J’accepte la responsabilité de mes actions, mais je ne baisse pas les bras. Je ferai tout ce qu’il faut pour changer ma vie hors des murs de la prison »

Sara Bennett, quant à elle, espère que son travail permettra de réformer le système, mieux qu’elle n’aurait pu le faire quand elle était avocate. « J’ai toujours cru que si les juges, les procureurs et les législateurs pouvaient voir les accusés comme de vraies personnes, et non comme leurs crimes, ils repenseraient les lois qui les enferment derrière les barreaux à vie. En tant que société, nous devons nous poser la question de savoir pourquoi des personnes qui ont changé restent tout de même enfermées ».

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