Home Lifestyle Société #MAP, le hashtag inadmissible qui fédère les pédophiles sur les réseaux sociaux

#MAP, le hashtag inadmissible qui fédère les pédophiles sur les réseaux sociaux

Pédophilie - Getty Images

Sur les réseaux sociaux, on trouve tout et n’importe quoi niveau hashtag, entre ceux qui réagissent à l’actu, ceux qui deviennent viraux… et puis les virus qu’on aimerait voir disparaître. C’est le cas de #MAP, abréviation de « Minor Attracted People », un hashtag qui fédère les pédophiles sur les réseaux et qui aurait même pour objectif semi-avoué de normaliser celle-ci.

Parce qu’ainsi que les utilisateurs du hashtag le rappellent, tout pédophile n’est pas forcément un criminel sexuel derrière les barreaux. Selon la définition du DSM, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, la pédophilie est une paraphilie, soit « des fantaisies imaginatives sexuellement excitantes, des impulsions sexuelles ou des comportements survenant de façon répétée et intense, et impliquant 1) des objets inanimés, 2) la souffrance ou l’humiliation de soi-même ou de son partenaire, 3) des enfants ou d’autres personnes non consentantes ». Dans le cas de la pédophilie, « les fantaisies, les impulsions ou les comportements impliquent une activité sexuelle avec un enfant ou des enfants prépubères. (Le sujet est âgé de 16 ans au moins et a au moins 5 ans de plus que l’enfant ». Si dans l’imaginaire populaire, le terme « pédophile » est irrémédiablement attaché à Marc Dutroux, Michel Fourniret et autres prédateurs condamnés pour leurs actions, on peut, techniquement, être pédophile et ne pas passer à l’acte. Et c’est ce que certains défendent sur les réseaux, rassemblés sous le signe #MAP.

Majoritairement anglophones, les personnes qui ont recours au hashtag s’expriment aussi parfois en français, comme cet utilisateur qui veut différencier entre « pédophile » et « agresseur d’enfants » et affirme que « tous les pédophiles ne sont pas des agresseurs ». Typiquement le genre de discours qui enflamme la toile, internautes et médias s’étant emparés du phénomène pour dénoncer cette dangereuse normalisation de la pédophilie.

D’autant que sur Twitter, le hashtag permet de découvrir des profils perturbants, comme celui de cet utilisateur dont la biographie dit qu’il est « un sadique, un pédophile, une âme tourmentée », et qui poste notamment un statut pour dire que les fêtes sont une torture « avec tous ces jeunes enfants à proximité », une attirance amoureuse pour ceux âgés de 7 ans, mais une attirance sexuelle pour ceux de 13 ans.

Si les utilisateurs sont nombreux à appeler Twitter à boycotter le hashtag, la plateforme n’a pas encore réagi à la controverse, ni pris d’action visible pour contrer le phénomène, les publications estampillées #MAP étant encore librement accessibles sur le site. Envie de contribuer à la résolution du problème? Twitter offre à ses usagers différentes options pour signaler du contenu ou des utilisateurs, même s’il est préoccupant que sur un sujet aussi sensible que la pédophilie, ce soit aux utilisateurs de faire la sécurité.

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