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La mort d’un enfant de 9 ans en centre Fedasil secoue la Belgique

Teddy bear is laying down on the floor. lonely concept. international missing children's day.; Shutterstock ID 1086599840; Purchase Order: -

Après la mort de la petite Mawda, la petite migrante de 2 ans tuée lors d’une course-poursuite, le décès d’un nouvel enfant secoue la Belgique: un petit garçon de 9 ans, retrouvé mort dans un centre Fedasil.

De lui, on ne sait pas grand chose, et c’est normal au fond: à 9 ans, la vie ne fait que commencer, et on n’a encore eu le temps de ne rien accomplir. Tout juste sait-on qu’il était d’origine palestinienne et qu’il séjournait avec sa maman au centre Fedasil de Broechem, dans la région anversoise. C’est sur un terrain du centre que son petit corps sans vie a été retrouvé ce mercredi. L’enfant avait été vu pour la dernière fois lundi soir, alors qu’il roulait à vélo dans le centre, et depuis, c’était la panique. Malheureusement, à juste titre: le corps de l’enfant a été retrouvé dans un fossé, et cinq suspects ont déjà été interpellés. Une mort odieuse, sordide, et d’autant plus incompréhensible que le garçonnet était supposé être protégé, maintenu avec sa maman dans un centre d’accueil sous la responsabilité de l’Etat belge. Forcément, au Fédéral, on s’est empressé de présenter ses condoléances.

« Le pire qui puisse arriver à une maman »

Pour Maggie de Block, Ministre de la Migration, « ce qui s’est passé est tout simplement dramatique. Je n’ai pas de mots pour cela ». Et d’assurer que « je suis la situation de près et m’assure avec Fedasil de l’accueil et de l’accompagnement de la maman et de la famille qui sont profondément choquées. Perdre un enfant, en plus de cette manière, c’est le pire qui puisse arriver à une maman. Les collaborateurs du centre d’asile sont également très touchés par les événements ». Charles Michel, quant à lui, assure que les coupables ne resteront pas impunis.

Si on ne peut évidemment qu’espérer que justice sera faite et que les coupables de ce crime atroce seront punis, la mort de ce petit garçon pose question. Pointer du doigt les responsables du centre serait aussi facile qu’insensible, mais il n’empêche qu’un tel drame ne devrait pas pouvoir se produire au sein d’un centre Fedasil. La faute à quoi: une surpopulation, un manque de personnel… ou des centres qui ne sont tout simplement pas adaptés aux personnes qu’ils accueillent? La mort de ce petit garçon est inacceptable, et forcément vaine, mais pour honorer sa mémoire, ces questions ne peuvent pas rester sans réponses.

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