Home Lifestyle Société Des agressions sexuelles à la pelle au festival Coachella

Des agressions sexuelles à la pelle au festival Coachella

Shutterstock

Bien loin de l’image paradisiaque qu’il reflète sur les réseaux sociaux, le festival mondialement connu Coachella se révèle être un territoire de chasse idéal pour les prédateurs sexuels. Une journaliste témoigne de son expérience.

Vera Papisova est rédactrice pour Teen Vogue. Le week-end dernier, elle s’est rendue à Coachella pour mener l’enquête à propos des agressions sexuelles de plus en plus nombreuses dans les plaines du festival.

« J’étais à Coachella pour recueillir des témoignages de festivaliers sur le sujet des agressions sexuelles et du harcèlement. Sur les dix heures que j’ai passées au festival, on m’a pelotée vingt-deux fois. Un mec m’a même suivie et a profité du fait que je sois seule pour s’approcher de moi et passer ses mains sur mes fesses et mes cuisses » explique-t-elle sur Teen Vogue.

Mais Vera n’est pas la seule. Les 54 femmes interviewées confient les mêmes histoires. Elles ont toutes été agressées sexuellement lors de l’édition 2018 du festival. Au vu du monde fou présent sur place, les mains baladeuses sont légion et se noient parmi le flot de festivaliers.

«Mes amies et moi étions en train de danser pendant le concert de The Weeknd. Des mecs ont commencé à tourner autour de nous et à essayer de danser avec nous. Il y en a un qui essayait même de nous embrasser. Je crois qu’ils pensent avoir le droit de nous toucher parce qu’on est habillées pour Coachella» témoigne une jeune femme. «On est ici pour passer du bon temps, pour danser. Et d’avoir quelqu’un derrière toi qui te touche ou qui se frotte à toi, c’est juste désagréable» explique une autre.

Bien évidemment, ces scènes d’agressions ne se déroulent pas qu’outre-Atlantique. Nombreuses sont les femmes qui pourront témoigner de comportements similaires lors de concerts ou d’événements en Europe. À croire que la culture du viol n’est pas prête de s’amenuiser. «La culture du viol dans les festivals est loin d’être abolie. Les festivals sont censés être des lieux pour se relaxer, rencontrer des gens et profiter de la musique. C’est loin d’être le cas», écrit Vera Papisova dans son article.

Une sécurité plus attentive et de réelles interventions pourraient sans doute amener un début de solution. Même si l’idéal serait que les principaux concernés comprennent enfin toute l’importance du consentement.

Lire aussi:

Jobs

Plus qu’une étape pour activer les alertes-infos!

Autorisez les notifications de Flair.be sur votre navigateur.