Home Lifestyle Simone Veil est décédée: ce qu’elle a changé pour les droits des...

Simone Veil est décédée: ce qu’elle a changé pour les droits des femmes

L’ancienne ministre française est décédée à l’âge de 89 ans. Plus qu’une femme politique, c’est une grande figure de l’histoire des droits des femmes qui nous a quittés aujourd’hui.

Féministe engagée, cette survivante de la Shoah est nommée ministre de la santé en 1974 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Elle défend, corps et âme, une loi qui porte désormais son nom sur la légalisation de l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG). A l’époque, elle doit faire face à une violente opposition. Les débats sur le sujet sont virulents et elle reçoit des milliers de lettres d’insultes. Mais Simone Veil ne baisse pas les bras. Ses mots prononcés à la tribune de l’Assemblée Nationale (comptant seulement 9 femmes sur 490 députés!) sont restés célèbres:

« Je voudrais tout d’abord vous faire partager une conviction de femme, je m’excuse de le faire devant cette Assemblée presque exclusivement composée d’hommes: aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l’avortement. »

Une pionnière

Grâce à la combativité de Simone Veil, le texte en faveur de la dépénalisation de l’avortement entre en vigueur en France en 1975. Le projet de loi autorise l’interruption de grossesse avant la dixième semaine sur simple demande à un médecin. Avant cette avancée majeure, avorter pour une raison non médicale était considéré comme un délit passible de prison!

Le combat continue

De survivante des camps de la mort à symbole de la cause féminine, l’histoire de Simone Veil est plus qu’inspirante. Son décès est l’occasion de nous rappeler que, plus de 40 ans après, le droit à l’avortement reste fragile et qu’en matière des droits des femmes, nous devons continuer à nous battre.

A lire aussi: 

Jobs

Plus qu’une étape pour activer les alertes-infos!

Autorisez les notifications de Flair.be sur votre navigateur.