Home Lifestyle Sexo “LE POINT G” épisode 90: la chronique sexo de Gaëlle

“LE POINT G” épisode 90: la chronique sexo de Gaëlle

Point G

Gaëlle, 27 ans, en a bavé côté cœur. Après avoir épluché Tinder et vécu mille et une nuits parfois torrides, parfois étranges, il semblerait qu’elle ait trouvé le bon. Avec Ben, elle explore toutes les facettes de la sexualité. Avec amour, mais surtout avec humour.

L’autre jour, il s’est passé un truc qui a changé ma vision du sexe à tout jamais. Je vous remets un peu dans le contexte. Depuis toujours, j’aime le sexe intense. J’aime quand les va-et-vient sont rapides, voire brutaux. Pas jusqu’à la violence, mais plutôt dans l’intensité. Pour moi, l’amour se fait de mille façons, et chaque fois est différente. Parfois, on commence doucement puis on accélère au fur et à mesure de la montée de notre excitation. Parfois, on ne va pas jusqu’à la pénétration. On se caresse jusqu’à l’orgasme, ensemble ou chacun à son tour.

Il n’y a pas de bonne façon de faire l’amour. Chaque être humain a ses préférences et ses envies, ses habitudes aussi ; les petits trucs qui marchent à chaque fois.

Dans mon cas, ma relation sexuelle idéale passe par des préliminaires plus ou moins longs puis par un coït progressif où la passion l’emporte sur la subtilité. Avec Ben, on se connaît de mieux en mieux, ce qui nous a permis d’établir une routine très satisfaisante. Du coup, forcément, quand on sait ce qui marche, c’est parfois compliqué de tenter quelque chose de nouveau, surtout si cette nouveauté demande de la patience et de la recherche. Pourtant, la dernière fois, j’ai ressenti ce sentiment de surprise, comme une nouvelle première fois. Je me souviens m’être dit: “oh mon dieu, c’est vraiment bon comme ça, en fait”, comme si j’étais passée à côté de quelque chose de fort toutes ces années.

On était au lit, en train de se câliner et de se chauffer en douceur. Pour le taquiner, j’ai fini par me retourner et à me retrouver dans la position de la cuillère. Couchée sur le côté, avec Ben prêt à s’emboîter derrière moi. Ce n’est pas la première fois qu’on adopte cette position. Mais cette fois-ci, l’enchaînement s’est fait différemment.

Je n’aime pas spécialement cette position parce que je trouve qu’elle ne permet pas un grand champ d’action.

La vitesse est proscrite. Et la pénétration n’est pas très profonde. Autrement dit, c’est à l’opposé de ce qui me fait craquer d’habitude. Mais nous aimons varier les plaisirs de temps en temps, pour ressentir d’autres sensations. Blottie contre Ben, je profite de l’instant, même si mon cerveau m’envoie des petites phrases mesquines du genre: “après, ça sera encore mieux quand ça ira plus fort”. Mais cette fois-là, Ben n’a pas voulu changer de position. Il est resté derrière moi, à faire aller son bassin tout doucement vers le mien, avec des allers-retours lascifs, sans jamais accélérer.

Mon obsession de la vitesse m’a empêchée de lâcher prise un moment, jusqu’à ce que je m’oblige à être attentive aux réactions de mon corps. Et c’est là que la magie a opéré. Comme si je redécouvrais mon corps. Quand on laisse le corps s’habituer à la lenteur, chaque mouvement d’un millimètre devient très intense et provoque des sensations différentes. D’un coup, la peau devient réactive à la moindre caresse, au souffle délicat dans la nuque, à cette main posée tendrement sur la hanche. L’autre avantage non-négligeable, c’est que les frictions réduites permettent une durée plus longue.

Le temps passait lentement, amoureusement. Tout me paraissait doux. La lumière de la lune dans la noirceur de la pièce et les gémissements discrets de mon amoureux ont été interrompus par une explosion de sensations ; un orgasme surprise que
je n’avais pas vu venir. Pourquoi toujours aller trop vite ? La lenteur a du bon parfois.

Chaque semaine dans votre magazine, retrouvez la chronique de Gaëlle: Le Point G.

Pour lire les épisodes précédents, rendez-vous ici.

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