Home Lifestyle Sexo “LE POINT G” épisode 57: la chronique sexo de Gaëlle

“LE POINT G” épisode 57: la chronique sexo de Gaëlle

Gaëlle, 27 ans, a passé huit ans de sa vie en couple. Mais après plusieurs déceptions, même si elle n’abandonne pas sa quête de l’amour avec un grand A, elle a décidé de se laisser vivre sans pour autant se priver des plaisirs de la chair. Elle compte bien découvrir les joies du sexe sans tabou et mener des expériences sans avoir froid aux yeux.

L’autre jour, Ben m’a posé une question très sérieuse. On reprenait notre souffle, chacun posé sur son oreiller. On venait de faire l’amour. “Dis, je me demandais. Tu es plutôt vaginale ou clitoridienne toi?” Je serre les lèvres pour éviter de rire.

Je trouve ça cool qu’il s’interroge sur mon plaisir et sa provenance. Mais je sais aussi qu’en me posant une telle question, il ne s’attend certainement pas à un cours d’anatomie. “Alors, tiens-toi bien. Je vais t’apprendre quelque chose. Je suis clitoridienne, comme 100% des femmes.” Ben est abasourdi. “Comment ça? Bien sûr que non, c’est bien connu qu’il y a deux types d’orgasme. Soit pendant la pénétration via le vagin soit via le clitoris. Je sais que, toi, tu as la chance de jouir aussi pendant les préliminaires donc j’imagine que tu es clitoridienne. Je me demandais simplement si ça serait possible que tu jouisses pendant la pénétration sans stimulation du clitoris”, m’appuie-t-il. Je me redresse dans une position de scientifique pour lui donner des explications.

Je vais peut-être te décevoir, mais sache qu’il n’y a qu’un seul type d’orgasme. En fait, le clitoris ressemble à ça.”

Je m’amuse à dessiner avec un crayon imaginaire sur les draps blancs. Mes doigts esquissent un petit pénis avec deux testicules très allongés, comme deux grosses gouttes d’eau de chaque côté. Il me prend pour une folle, mais c’est parce qu’il n’a pas encore eu droit à toutes mes explications. “Vois-tu, ce que tu appelles le clitoris, ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Seul le petit bout du haut est visible, en haut des lèvres. Un peu comme un petit gland. Mais tout ce que tu ne vois pas est bien plus grand! À l’intérieur, il descend jusqu’au vagin et se sépare de chaque côté pour l’entourer. Ce sont les deux grosses gouttes que tu vois là. Du coup, tout cet ensemble est rempli de terminaisons nerveuses qui donnent du plaisir et à force de stimulation, des orgasmes.” Il ne me laisse pas finir:

Tu es en train de me dire que c’est comme si tu avais un pénis mais à l’intérieur?” “Bingo Einstein! Tu as tout compris.

On n’est pas si différents au fond. C’est juste que les hommes ont la possibilité de mesurer leur ego à l’œil nu. Chez nous les femmes, c’est plus subtil.” Je continue mes explications pour lui prouver que l’orgasme vaginal n’existe pas vraiment. “En fait, lors d’une pénétration, les frottements répétés excitent les terminaisons nerveuses et provoquent la jouissance. Un peu comme quand tu stimules l’extérieur de mon clitoris, ça finit par faire mouche au bout d’un moment. Ce qu’on appelle ‘orgasme vaginal’ est en fait un orgasme des parois internes du clitoris. Tu me suis?

Donc l’orgasme vaginal n’existe pas vraiment. Mais il y a un gros malentendu dans les esprits.

Les gens ont cru à tort pendant longtemps que les deux orgasmes étaient distincts. Mais c’est erroné. C’est plutôt le résultat d’une sorte de collaboration entre les différents points sensibles et érogènes de notre corps. Le clitoris, l’urètre et la paroi intérieure du vagin travaillent ensemble pour apporter un plaisir intense et multidimensionnel.”

Ben est sous le choc. “T’as jamais pensé à devenir sexologue ou scientifique du sexe? Tu fais ça vachement bien! Je t’imagine avec un petit chignon et des lunettes noires. Graouuuu.” Visiblement, les stéréotypes de la secrétaire ou la scientifique sexy ont la vie dure. Mais j’avoue que si ça me rend sexy de l’informer, je veux bien recommencer quand il veut.

“Mais attends voir, ça veut dire que je devrais être capable de te donner un orgasme ‘vaginal’ alors? Comment ça se fait que je n’y sois pas encore arrivé?” C’est vrai que pour le coup, Ben me fait du bien, il me donne des orgasmes divins mais cette façon “multidimensionnelle” de ressentir le plaisir m’est encore étrangère. Je ne sais même pas si j’en serai capable au fond, de me lâcher à ce point. Comme quoi, on n’a pas fini de se découvrir. J’ai hâte de tout lui apprendre de l’orgasme de la prostate!

Chaque semaine dans votre magazine, retrouvez la chronique de Gaëlle: Le Point G.

Pour lire les épisodes précédents, rendez-vous ici.

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