Home Lifestyle Sexo “LE POINT G” épisode 24: la chronique sexo de Gaëlle

“LE POINT G” épisode 24: la chronique sexo de Gaëlle

Gaëlle, 26 ans, a passé huit ans de sa vie en couple. Mais après plusieurs déceptions, même si elle n’abandonne pas sa quête de l’amour avec un grand A, elle a décidé de se laisser vivre sans pour autant se priver des plaisirs de la chair. Elle compte bien découvrir les joies du sexe sans tabou et mener des expériences sans avoir froid aux yeux.

L’autre jour, on essayait de s’apprivoiser Nicolas et moi. Après avoir établi qu’on pouvait se donner du plaisir sans engagement, on avait zappé tous les préliminaires sociaux et sexuels pour se retrouver chez moi. Et tout ne se passait pas vraiment comme prévu. Voilà le tableau: couchés côte à côte dans mon lit, on ne dit pas un mot et on ne se regarde pas.

On fait actuellement face à une panne de libido partagée.

Moi parce qu’il avait voulu aller trop vite, lui parce qu’il m’avait trouvée hautaine de vouloir le dompter comme un poulain.

J’ai voulu lui montrer que je savais y faire et c’est un échec cuisant. Mon ego en a pris un coup quand il m’a demandé pour qui je me prenais à lui parler comme un enfant. C’est la catastrophe intersidérale. Honnêtement, je ne sais pas ce qui m’a pris d’agir ainsi. Ligoté à mon lit, il me regardait, les yeux écarquillés, en se demandant ce que je lui voulais.

J’ai cru avoir acquis l’expérience suffisante pour lui apprendre à faire l’amour. Clairement, je l’ai pris pour un gamin en ne pensant qu’à son âge. «Je vais rentrer chez moi» me dit-il. Oh non, j’ai tout gâché. En cet instant précis, je me sens horriblement nulle. D’un seul coup, une pensée me frappe l’esprit: “je ne suis pas un bon coup”. Et histoire d’en rajouter une couche, je me mets à pleurer.

C’est toujours comme ça. Dès que je me sens en position de faiblesse, les larmes montent toutes seules et je ne contrôle absolument plus mes émotions.

Il doit me prendre pour une folle. “La pauvre fille qui pleure sans raison”, voilà ce que je suis. Désemparé, il remet son pantalon et part dans ma cuisine. Ne l’entendant pas partir, je me ressaisis et le rejoins. Il fume une cigarette par ma fenêtre, l’air légèrement exaspéré.

«Écoute, je comprends pas trop ce qui se passe, là. J’ai pas envie d’un truc compliqué. Tu me dis que tu veux prendre du bon temps et puis tu te mets à chialer. Je ne suis pas un connard mais je ne sais pas trop ce que je fous encore ici». «Je suis désolée», lui dis-je. «je t’ai pris de haut et puis j’ai paniqué». J’imagine qu’il va partir d’une minute à l’autre. Et ça finira aussi vite que ça a commencé. Mais non.

«T’es quand même mignonne quand tu pleures. Et puis, ne te remets pas en question comme ça. J’avais vraiment envie de toi, c’est pour ça que j’ai été maladroit. On est juste partis du mauvais pied et on a chacun nos torts». Je suis scotchée par sa réaction. J’ai l’impression que n’importe quel autre mec se serait barré en courant, surtout qu’on ne se doit absolument rien.

Mais lui pas du tout, il prend ça «à la cool», avec maturité.

Finalement, la plus à côté de ses pompes des deux, c’est moi.

Je m’approche lentement de son visage avant de poser mes lèvres sur les siennes. On s’embrasse longuement, tout doucement. Il finit par passer sa langue sur ma bouche. L’effet est immédiat. Je sens l’électricité s’intensifier entre nous. Voilà tout le paradoxe de la libido. Tout à l’heure, mon corps me réclamait des tonnes d’attention pour se chauffer. Et quelques heures plus tard, le simple contact de sa langue sur mes lèvres suffit pour mettre le feu aux poudres. On oublie tous les deux le quiproquo précédent pour se concentrer sur l’excitation qui nous envahit.

Je pourrais tout envoyer valser pour qu’il me prenne sur la table là tout de suite. Mais ce petit mignon a bien retenu la leçon et compte bien me faire languir. Plus question d’aller trop vite. Je voulais qu’il fasse monter la tension, je vais avoir ce que je lui ai demandé. Et je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. Quelqu’un peut m’expliquer ce qui ne tourne pas rond chez moi?

 

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