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La censure de ce sextoy en dit long sur le sexisme dans le milieu de la tech

Osé est le premier sextoy créé par la start-up Lora DiCarlo. Révolutionnaire, il promet aux femmes un orgasme complet sans les mains! Quelle bonne idée nous direz-vous mais il ne semble malheureusement pas au goût des plus machos…

Présenté lors du CES, un grand salon dédié aux innovations technologiques qui a lieu chaque année à Las Vegas, il devait gagner un prix dans la catégorie Robotics & drones. Il a finalement été banni de l’événement.

Osé, c’est quoi?

Ce sextoy garantit un orgasme clitoridien et vaginal sans vibrer ni devoir le prendre en main. Il s’adapte au corps de son utilisatrice et imite parfaitement les sensations que l’on pourrait ressentir lors d’un rapport avec une personne en chair et en os.

Grâce à des micro-robots à la pointe, il imite les sensations d’une bouche, d’une langue, de doigts humains pour une expérience qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celle qu’on peut avoir avec un ou une partenaire »

est-il expliqué dans sa description alléchante sur le site Internet de LoraDiCarlo. Avis aux intéressées: sa sortie sur le marché est prévue pour l’automne 2019.

Pourquoi a-t-il été censuré?

Dans un premier temps, l’innovation avait été acceptée au CES et félicitée par les experts. La start-up devait même recevoir un prix lors de ce salon. Mais juste avant l’événement, cette récompense leur a été retirée et le sextoy féminin a carrément été interdit d’exposition, comme l’explique la créatrice, Lora Haddock dans une lettre ouverte. Selon la Consumer Technology Association (CTA), les organisateurs du CES,

Les propositions considérées par la CTA comme immorales, obscènes, indécentes, insultantes ou allant à l’encontre de l’image de la CTA seront disqualifiées »

Une décision sexiste

La justification des organisateurs est difficile à avaler quand on sait qu’une poupée sexuelle robotique destinée à la masturbation des hommes avait été présentée lors de ce même salon en 2018. Et ça n’avait évidemment produit aucune vague de mécontentement parmi le jury (faut-il le préciser?) en grande partie composé d’hommes.

Lora Haddock se sent, à juste titre, discriminée.

C’est impossible d’accepter un robot sexuel pour hommes, de refuser un masseur robotique donnant des orgasmes complets au niveau du vagin, et de prétendre être neutre »

explique-t-elle dans sa lettre.

Il semblerait que l’administration de ce salon applique des règles différentes pour les entreprises et les produits en fonction du genre des clients »

Cette histoire révèle une fois de plus l’importance de modifier le regard de la société sur le plaisir féminin. Non, un sextoy n’est pas obscène, se masturber est loin d’être une pratique indécente et le sexe ne devrait pas être tabou. « C’est un sujet de vie et de santé important » comme le dit si bien Lora Haddock dans sa lettre. Amen.

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