Home Lifestyle Psycho La quête du bonheur ne vous rendra jamais heureux

La quête du bonheur ne vous rendra jamais heureux

En matière de pensées positives, on parle souvent de quête du bonheur et mécanisme pour être heureux. Pourtant, la quête du bonheur ne peut littéralement pas vous rendre heureux.

« 10 choses à faire pour être heureux », « 5 buts à atteindre pour être heureux », « Le bonheur, c’est d’avoir… ». Les titres ne manquent pas parmi les ouvrages dédiés à l’apprentissage du bonheur et aux mille manières d’enfin être heureux tous les jours. Pourtant quand on y réfléchit un peu plus, la quête du bonheur ne peut pas du tout vous rendre heureux. Tout simplement parce qu’une quête n’est jamais terminée et qu’en mettant des choses en place dans votre vie, vous en voudrez toujours plus. Aussi parce que le bonheur ne devrait pas être le fruit d’une volonté, il devrait être inné.

Selon le Larousse, le bonheur se définit comme un état de complète satisfaction, une joie, un plaisir lié à une circonstance. Cette définition nous met face à plusieurs points importants.

1

Le bonheur est passager

Le bonheur est propre à un moment donné, à un instant précis. Quand on pense aux moments où on était vraiment heureux, ils sont souvent liés à des souvenirs impliquant de fortes sensations. Ces instants de bonheur profond ne sont donc bienheureux que parce qu’ils étaient de courtes durées. Retrouver ces émotions décuplées au quotidien et les ressentir chaque minute n’est tout simplement pas possible. D’abord parce qu’elles deviendraient habituelles et donc banales. Si le bonheur est normalité, la normalité vous ennuiera et vous poussera à vivre autre chose. Ensuite, ces émotions nécessitent un besoin irrépressible de vivre tout à fond. Mais l’être humain se fatiguerait très vite et pourrait transformer sa quête en obsession, ce qui pourrait l’amener à la dépression quand la vie suit simplement son cours sans montagnes russes. Le moindre petit contretemps risque aussi de vous contrarier et de « tout gâcher ».

Et puis, qui dit bonheur intense dit déprime intense aussi. Tout simplement parce que les hormones sécrétées par notre cerveau ne se recréent pas instantanément. C’est pour cette raison, par exemple, qu’on se sent particulièrement déprimé après une gueule de bois ou que la prise de stupéfiants provoque un énorme down les jours suivants. Ces substances nocives entraînent une explosion d’hormones du bonheur et nous donnent l’impression d’être submergé de joie. Mais après coup, le stock d’hormones (sérotonine, endorphine, dopamine, ocytocine, adrénaline) est vide et va demander un certain temps avant de remplir sa jauge à nouveau.

Le bonheur intense ne peut pas être vécu partout et tout le temps. Il est instantané, inattendu et ne peut pas être contrôlé.

2

Le bonheur est insatisfaisant

Le bonheur, tel qu’on en parle aujourd’hui, est insatisfaisant. Pour reprendre la définition du dictionnaire, il implique une notion de pleine satisfaction. Celle-ci s’acquiert grâce au lâcher-prise et la consécration de l’esprit à l’instant présent. Mais encore une fois, cette sensation est de courte durée. L’être humain est un éternel insatisfait qui va sans cesse être en quête de mieux, de plus de ceci, moins de cela. Le bonheur est satisfaisant un moment mais vous poussera néanmoins à le décupler. Ce qui nous ramène au point précédent. C’est un cercle vicieux.

Comment transformer sa quête du bonheur en véritable bonheur?

Tout ça, c’est bien beau (et un peu déprimant finalement). Mais comment être vraiment heureux alors? Avec l’explosion des réseaux sociaux, la publicité, la vente par tonnes de bouquins sur le bonheur, on se rend compte que nous sommes nombreux à être assommés par cette idée du bonheur constant. On DOIT être heureux, sourire à tout va, se contenter de tout.

De notre humble avis, le bonheur serait plutôt le fruit d’une paix intérieure. La quête du bonheur ne vous rendra jamais heureux. Ce qui rend heureux, c’est d’être en paix avec soi-même. Pour ressentir ce bonheur, il est donc important de connaître ses limites, d’apprendre à dire non sans culpabilité, de se satisfaire de ses besoins sans s’en créer de nouveaux sous l’influence des autres.

Des pistes pour s’y mettre?

  1. Ayez conscience de l’instant présent, restez-y ancré•e.
  2. Ne vivez pas dans l’attente d’obtenir ou de vivre quelque chose.
  3. Conscientisez vos besoins et vos limites.
  4. Ressentez les petits bonheurs quotidiens (boire un verre d’eau fraîche, manger un carré de chocolat, etc)
  5. Déconnectez-vous des réseaux sociaux pour éviter les sentiments de jalousie.
  6. Arrêtez de vous comparer.

La paix intérieure est un travail qui demande du temps quand on a été influencé par des mécanismes de pensée pendant des années. Vincent Cespedes a dit: « le bonheur est en nous, pas devant nous ». En prendre conscience vous permettra d’apprivoiser votre bonheur et de le garder.

Lire aussi:

Jobs

Plus qu’une étape pour activer les alertes-infos!

Autorisez les notifications de Flair.be sur votre navigateur.