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Cette photographe illustre les troubles bipolaires dans de magnifiques clichés

Getty

Magali Agnello est une photographe autodidacte de Bahía Blanca, en Argentine. On lui a diagnostiqué des troubles bipolaires et la photographie constitue son refuge pour appréhender ses épisodes dépressifs et maniaques. À travers sa série “Symptoms”, elle illustre son quotidien. Un travail à la fois subtil et puissant.

“J’ai commencé à prendre des photos à l’âge de quatorze ans. Mon art se situe entre la photographie conceptuelle, les autoportraits, la macro et la photographie animalière, explique la jeune femme. Mon travail est aussi fortement traversé par la santé mentale. On m’a diagnostiqué un trouble bipolaire et en plus de transmettre des informations à ce sujet à travers mes photographies, c’est depuis 2017 que je donne des conférences dans différentes institutions sur le sujet, afin de sensibiliser et de remettre en question les stigmates existants.”

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Le pouvoir de nommer les choses

À travers une série de photographies, Magali Agnello dépeint le caractère ardu des troubles bipolaires, mêlant épisodes dépressifs et maniaques. “Lorsqu’une personne reçoit un diagnostic, il arrive souvent que pour son entourage, cela devienne la principale caractéristique – voire la seule – permettant de l’identifier. Et il y a un problème à cela. Un trouble, une maladie ou une affection ne sont qu’une partie d’une personne (il est crucial de comprendre la différence entre “être” quelque chose et “avoir” quelque chose), écrit-elle sous l’un de ses clichés sur Instagram.

Ne disposant d’aucun outil pour interpréter ce qui vous arrive et pourquoi, vous vous retrouvez nu face aux problèmes. Ils viennent vous frapper, vous couvrir jusqu’à ce que, parfois, ils ne vous laissent même plus respirer”,

poursuit-elle sous un autre. Vous êtes sans défense, exposé·e, vulnérable. Et le premier outil consiste à appeler les choses par leur nom. Lorsque quelque chose est nommé, il commence à devenir familier. Elle n’est plus considérée comme une entité inconnue qui ne fait que susciter la peur et la confusion. Vous commencez à comprendre ce qui vous arrive, et vous cessez de vous blâmer parce que vous savez que quelque chose ne va pas, mais vous savez aussi maintenant qu’il y a des moyens de vous améliorer. Et même si les mêmes problèmes qui se précipitaient vers vous reviennent, ils ne se sentent plus comme des météores sur votre peau, mais ils vous enveloppent, cette fois sans vous attaquer.”

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Les photographies de Magali Agnello ainsi que les légendes qui les accompagnent sont inspirantes et abordent avec puissance le thème, parfois encore tabou, des troubles bipolaires. Une manière artistique et délicate d’aborder un sujet dont la visibilité n’est parfois pas à la hauteur des espérances.

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