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Les trottinettes électriques seraient aussi polluantes que les voitures

Si vous êtes adepte des trottinettes électriques, qu’on trouve désormais à chaque coin de rues, vous pourriez être intéressée par cette news: selon une étude américaine, les trottinettes électriques seraient aussi polluantes que les voitures.

Les trottinettes électriques, un engin green? Pas vraiment, à en croire une récente étude: le coût environnemental d’un trajet en trottinette serait de 125 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre parcouru. Pour vous faire une idée, un véhicule neuf émet en moyenne 112 grammes par kilomètres. Une faible différence.

Durée de vie très limitée

Le souci avec les trottinettes électriques, c’est tout d’abord … leur durée de vie. En fait, en principe, ces trottinettes en « libre-service » sont censées vivre plus de deux ans. La réalité est autre puisqu’elles survivraient à peine un mois dans le monde réel, bousillées prématurément par des vandales, balancées dans les canaux ou rivières et on en passe. Or, à chaque fois qu’une trottinette électrique disparaît, il faut en reconstruire une nouvelle. Et c’est là où le bas blesse lorsqu’on connaît le coût environnemental de leur construction qui correspond à la moitié de ce qu’émet en moyenne une automobile américaine (260 grammes par kilomètre).

Il est important de prendre en compte tous les facteurs environnementaux pertinents, notamment les matériaux et l’énergie nécessaires à la fabrication des trottinettes, l’impact de leur récupération quotidienne pour les recharger puis les répartir à nouveau et l’électricité qui sert à charger leurs batteries

a expliqué Jeremiah Johnson, l’un des chercheurs ayant travaillé sur une enquête concernant la durabilité des trottinettes électrique.

Une gestion qui coûte cher à la planète

De plus, l’étude en question, publiée sur Fast Company par trois scientifiques de l’Université d’Etat de Caroline du Nord, met en avant les coûts cachés soit notamment ceux découlant de la sous-traitance des opérations de récupération des trottinettes et de recharges. Ces petites mains, qui bénéficient souvent de conditions de travail déplorables, parcourent des kilomètres dans des véhicules qui ne sont pas écologiques: leurs déplacements représentent 40 % des 125 grammes de dioxyde de carbone par kilomètre parcouru calculés pour les trottinettes.

La trottinette: une non-alternative

Enfin, l’étude pointe très justement le fait que les trajets en trottinette remplacent finalement rarement les trajets en voiture, dans 30 % des cas seulement. Lorsqu’on opte pour un engin de ce type, c’est en général pour ne pas marcher, ne pas prendre les transports en commun ou un vélo, transports qui ont une empreinte carbone moindre et qu’on vous invite dès lors à privilégier.

Source : Korii.slate.fr.

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