Home Lifestyle Le roadtrip de Delphine: Petralona et les odeurs d’origan
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Le roadtrip de Delphine: Petralona et les odeurs d’origan

Bientôt 35 ans, un chapeau sur la tête, smartphone en poche, je parcours le globe en quête d’évasion. Du coup, au fur et à mesure de mes expéditions, je mets à jour ma “liste d’envies” comme je l’appelle! Cet été, avec mon amoureux, je vous emmène découvrir la Grèce, les Balkans et les 1001 merveilles de l’Europe du Sud-Est.

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Fixant tant bien que mal l’horizon, je lutte depuis une heure contre de terribles nausées.

La route en lacets qui nous mène à Petralona me donne le tournis. Accrochée à la poignée de la portière, la tête hors de la fenêtre, je prends de grandes inspirations tout en geignant: qu’est-ce qui m’a pris de surfer sur Instagram au lieu d’admirer le paysage?

Assise sur un banc dans le village natal de la grand-mère de Johan, je reprends des forces. Impatient de me montrer la maison où est né son papa, mon beau barbu ne me laisse aucun répit, m’entraînant aussitôt sur un chemin de terre à travers bois. Cachée derrière un vieux figuier, on l’aperçoit enfin!

Abandonnée depuis des années, la maisonnette est dans un piteux état, mais notre imagination nous plonge 57 ans en arrière, le jour de la naissance du petit Kosta.

DONG! La cloche de l’église nous ramène à la réalité. On part rendre visite à Tante Georgia et Oncle Dinako. Johan se sent nerveux car il ne les a plus revus depuis 12 longues années. On gravit les marches qui mènent au perron quand ils déboulent en criant de joie: « Iannis, Iannis! » Les retrouvailles sont si chaleureuses que je n’échappe pas aux embrassades.

Le vieil homme ressemble trait pour trait à Georges Brassens (quoiqu’un peu plus hâlé) et son épouse a les yeux d’une femme de 20 ans dans le corps d’une octogénaire. Elle s’empresse de cueillir deux brins de basilic pour me les offrir en guise de bienvenue. Ils nous emmènent ensuite dans la montagne retrouver Panayoti, leur fils aîné. Au sommet, on assiste à un véritable show dirigé de main de maître par le berger. Les moutons vont et viennent au son de sa voix, cadrés par une demi-douzaine de chiens aux abois. Encerclé par ses bêtes, Panayoti se marre tout en me faisant signe de le rejoindre. Après un temps d’hésitation, je ramasse un bâton et me lance vers le troupeau.

Dans mon « costume » de bergère, je pouffe de rire sous l’objectif de Johan qui lève vivement son pouce pour me féliciter d’avoir vaincu ma peur des chiens!

De retour au village, absolument tout le monde sait déjà qui nous sommes. Le bouche à oreille semble aussi efficace que WhatsApp. À la taverna, on fait connaissance avec un pope qui s’empresse de demander à Johan quelles sont mes origines. Apparemment, mes yeux bleus et mon teint clair semblent en intriguer plus d’un!

Une délicieuse odeur de viande grillée s’échappe des cuisines et met Johan dans un état d’excitation intense, lui qui pourrait manger des souvlakia à tous les repas! Il est déjà l’heure de quitter nos hôtes d’exception: Tante Georgia nous remet un sachet de chilopites, les petites pâtes carrées dont elle seule a le secret, tandis que Oncle Mitso insiste pour que nous reprenions non pas un, mais 15 bouquets d’origan séché qu’il a soigneusement confectionnés. En plus d’être accueillants, les Grecs sont d’une générosité sans limite. Mais ce cadeau ultra-odorant réussira-t-il à passer la douane en Macédoine? Les paris sont ouverts!

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Copyright photo: Johan Lolos.

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