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En pleine crise du Covid-19, Sophie lance Okun, une start-up qui rend plus accessible le bien-être en entreprise

À 27 ans, Sophie concrétise son projet entrepreneurial en lançant Okun, une start-up dédiée au bien-être et à la cohésion sociale en entreprise. Si la crise sanitaire actuelle l’a obligée à adapter son concept, elle a décidé d’envisager cette période comme une opportunité pour tisser des liens solides entre collègues, même virtuellement.

 

Une formation complète

« J’ai étudié la communication à l’IHECS. J’ai toujours aimé toucher à tout et apprendre sur le terrain. En optant pour un cursus avec des débouchés variés, je savais que je pourrais toujours rebondir et me réinventer. Après mon bachelier, j’ai fait un master en relations publiques. Puis, en sortant de l’IHECS, j’avais envie de peaufiner mes compétences en marketing digital. J’ai postulé chez Qualifio, une plateforme de collecte de données. Et j’ai été engagée. J’ai commencé par un stage de six mois à Paris. Ensuite, j’ai accepté plusieurs CDD dans la boîte et je suis finalement restée deux ans dans la capitale française. J’adorais l’entreprise et mon boulot, mais je n’adhérais pas tellement au rythme et au stress parisien. Comme je m’entendais bien avec mon manager et avec le CEO, je n’ai pas eu trop de difficultés à poursuivre mon aventure chez Qualifio depuis Louvain-la-Neuve, où se situe le siège social de la boîte. De retour en Belgique, j’ai rapidement évolué dans la structure. Je m’occupais surtout du côté commercial ; j’étais en rendez-vous avec des clients toute la journée. »

J’adorais l’entreprise et mon boulot, mais je n’adhérais pas tellement au stress parisien. 

 

Le bien-être avant tout

« Il y a un an environ, j’ai vécu une période de remise en question. Je me donnais à fond pour le boulot ; j’étais épanouie mais aussi fatiguée. Au même moment, j’ai découvert une start-up française qui propose des cocons à sieste pour les entreprises. Et j’ai directement accroché avec leur objectif : augmenter la qualité de vie des employés. J’ai d’abord pensé que ce serait sympa d’en avoir chez Qualifio. Mais très vite, j’ai vu plus grand. J’ai beaucoup d’amis entrepreneurs et je me suis dit que c’était le moment idéal pour me lancer, moi aussi. Et de fil en aiguille, j’ai élargi le spectre de mon projet en visant tout ce qui a trait au bien-être au travail. » 

Au-delà du bien-être personnel, je souhaite permettre aux entreprises de booster la cohésion sociale au sein de leurs équipes. 

« J’ai laissé cette idée germer, j’ai posé ma démission chez Qualifio – après quatre belles années – et j’ai décidé de m’accorder trois mois de voyage avant de me lancer. C’était sans compter sur le Coronavirus… Après deux semaines à vagabonder en Thaïlande et au Cambodge, je rentrais me confiner en Belgique. Mais je ne me suis pas laissé abattre. J’ai pris le taureau par les cornes et j’ai précisé davantage mon projet de start-up. Au-delà du bien-être et du développement personnel, je voulais permettre aux entreprises de booster la cohésion sociale au sein de leurs équipes. »

 

La naissance d’Okun

« Au départ, je pensais créer une plateforme pour mettre en contact les prestataires et les entreprises. Puis un article parlant de mon projet est paru dans le Trends-Tendances et j’ai changé d’avis. Je me suis dit que j’allais faire moi-même l’intermédiaire entre ces deux pôles. Et depuis deux mois, j’ai pas mal de demandes. Okun, ma start-up, décolle bien. Covid oblige, je propose des workshops et des sessions de teambuilding en ligne, animés par des prestataires actifs dans le secteur du bien-être. Il peut s’agir d’escape game ou de cours de yoga, de méditation, de cuisine, de mixologie… Mon objectif est de créer des rendez-vous récurrents entre collègues afin qu’ils se concentrent sur leur propre bien-être et qu’ils tissent des liens solides, même virtuellement. C’est important qu’ils se sentent récompensés pour leur travail. »

J’ai à cœur de créer des rendez-vous réguliers pour permettre aux employés de se concentrer sur leur propre bien-être.

 

J’ai dû adapter mon offre et ma stratégie à la crise sanitaire actuelle. Mais avec un peu de recul, j’estime que c’était une opportunité à saisir. On ne peut plus se retrouver au bureau et je propose des alternatives fun et ludiques à cette problématique. »

 

Comme une évidence

« J’étais déjà épanouie dans mon travail en tant qu’employée dans une entreprise. Mais aujourd’hui, je suis mon propre patron. Je suis libre de décider quand et comment je travaille. Et je mets en pratique tout ce qui me passionne : le bien-être, la psychologie, le développement personnel… Démissionner et lancer ma start-up n’a pas été une décision difficile, c’était une évidence. J’ai remplacé un cadre de vie très agréable par une charge de travail assez intense qui se justifie parce qu’elle me permet de réaliser un rêve. Et je ne regrette rien ! »

Réalisation: avec Marine Lemaire.

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