Home Lifestyle Faut qu'on parle FAUT QU’ON PARLE: un exilé s’est suicidé dans un centre fermé belge

FAUT QU’ON PARLE: un exilé s’est suicidé dans un centre fermé belge

Hier matin, un jeune Érythréen s’est donné la mort alors qu’il était détenu au centre fermé pour étrangers de Vottem, près de Liège. Il s’appelait Gebre. Il s’est pendu avec son drap de lit dans sa chambre.

Le jeune exilé séjournait dans le centre depuis environ 4 mois et semblait dépérir à vue d’œil d’après les témoignages de ses codétenus, sous le choc. Plusieurs associations (Médecins du Monde, le Ciré, le CNCD 11.11.11, la Ligue des droits de l’homme, le CRAPCE (Collectif de résistance aux centres pour étrangers), le CRER (Collectif contre les rafles et les expulsions) et la Plateforme de soutien aux réfugiés) appellent à la mobilisation via un communiqué.

Traités comme des criminels

La mort de Gebre est le cinquième décès depuis 2008 dans le centre fermé de Vottem, 3 suicides et 2 à cause du manque de soins appropriés. Et on ose appeler ça un « centre d’accueil »? Il faudrait plutôt parler de « machine à expulser » dont l’objectif est de dégoûter les réfugiés de vouloir rester en Belgique. Ces personnes privées de liberté n’ont commis aucun délit si ce n’est celui de ne pas être nées au bon endroit. Pourtant, elles sont traitées comme des criminels dans un univers carcéral. D’après les témoignages,

c’est insupportable de vivre dans ce qui n’est rien d’autre qu’une prison »

Insultes, coups, menottes, cachot,… Ont-elles vraiment mérité ça?

Dernier espoir

Imaginez, ce jeune d’origine érythréenne a fui son pays, une dictature dans laquelle le droit à la liberté d’expression n’existe pas. Il rêvait d’un avenir meilleur en Europe. Il a dû traversé des épreuves inimaginables pendant ce long périple. Mais il n’a jamais baissé les bras. C’est ici, en Belgique, dans un de nos centres fermés, qu’il a finalement perdu tout ce qu’il lui restait d’espoir. Notre pays l’a abandonné, j’ai honte. Cette politique gouvernementale tue.

Après la petite Mawda, après ce jeune fauché en traversant une autoroute pour fuir la police, après ce suicide, qui sera la prochaine victime de cette politique?»

s’interrogent les associations dans le communiqué. Ce samedi 13 octobre aura lieu un rassemblement autour du centre fermé de Vottem à 15h pour s’opposer à cette politique d’asile et d’immigration « mortifère ».

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