Home Lifestyle Faut qu'on parle FAUT QU’ON PARLE: de la pression d’être hyperactive pendant le confinement

FAUT QU’ON PARLE: de la pression d’être hyperactive pendant le confinement

C’est pas grave si vous ne profitez pas du confinement pour devenir une reine du yoga, une maman gâteau, cinéphile avertie, fitness girl, gourou de la méditation, lectrice assidue, passionnée par le pain, papesse du bricolage, cheffe gastronomique, Marie Kondo version belge, healthy girl, talentueuse dessinatrice, pro du zéro déchet, une…

Entre les cours de yoga, de méditation, de fitness, de gymnastique faciale, de dessins, de pâtisserie, de couture, de photo, de compositions florales, entre les visites interactives de musées, les listes de films cultes, les livres à lire dans sa vie, entre les méthodes pour devenir reine du rangement, les DIY, les bricolages… On n’a jamais autant voulu être/nous rendre actif que dans cette période d’inactivité… au point qu’une minute inoccupée dans sa journée devient source de stress et de pression!

Notre société a-t-elle tellement peur du vide, que même lorsque l’on est obligé de s’arrêter, on n’y arrive pas?

Vouloir s’occuper pendant cette période de confinement est normal et essentiel. Avoir accès gratuitement à un nombre incalculable d’activités est fantastique. Jamais on n’aura autant été égaux face à la culture, aux sports, aux loisirs et c’est tant mieux ! À une condition : ne pas oublier qu’aucune de ces activités n’est obligatoire.

Il y a quelques jours, je me suis rendu compte, que je n’avais jamais été aussi active que depuis le début du confinement. Alors que je continue à travailler 5 jours par semaine à la différence que je fais du télétravail, ce qui m’évite 1 heure de trajet aller-retour, me voilà à me lever aux aurores pour pratiquer une séance de yoga au saut du lit, me préparer des smoothies pour déjeuner, me balader durant le temps de midi, sortir mes crayons dès 17h, me connecter au live du coach blabla à 18h, tester chaque jour une nouvelle recette et regarder tous les soirs un film, si possible un bon film et non pas une énième bêtise. Ah oui, j’oubliais lire aussi un bon et épais roman avant d’aller me coucher. Mais voilà… après une semaine à être hyper active, le fameux jour de flemme a pointé le bout de son nez, ce jour où je n’ai pas eu le courage de me lever pour le yoga et que j’ai préféré feuilleter des vieux magazines à la place de colorier. C’est grave ? Bien sûr que non (si on prend un peu de recul). Pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher de culpabiliser. Encore plus à la vue des nombreuses activités que mes amis ont partagé sur leur Instagram ce jour-là…

Aujourd’hui, j’ai décidé de changer d’état d’esprit et de relâcher la pression (que je me mettais toute seule certes). Si à la place de profiter du confinement pour être ultra-actif, on en profitait pour réellement souffler ? S’occuper oui mais seulement si on en a envie et seulement à des activités que l’on a réellement envie de faire. Ce n’est pas parce que la planète Instagram se met au yoga ou à faire son pain que l’on doit aussi s’y mettre. S’occuper oui mais sans avoir peur de l’oisiveté. Rien ni personne ne nous oblige à avoir une to do list plus longue que celle que l’on a en « temps normal ». Rien ni personne ne nous oblige à faire des activités qui sont socialement acceptées, approuvées et applaudies par les autres. Perdre son temps, regarder des « conneries », ne rien faire, rêvasser, papoter, contempler… sont autant d’activités louables que toutes les autres et ce n’est pas parce que vous ne pouvez les partager en photo sur votre compte Instagram que vous en serez malheureuse !

L’important, c’est de prendre du temps pour soi et de prendre soin de soi et de ses proches. 

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