Home Lifestyle Faut qu'on parle FAUT QU’ON PARLE: aux USA, les parents peuvent rendre leur enfant adopté

FAUT QU’ON PARLE: aux USA, les parents peuvent rendre leur enfant adopté

Dimanche soir, Sept à huit diffusait un reportage choc sur le système d’adoption aux Etats-Unis. On apprenait ainsi que les parents pouvaient rendre les enfants qu’ils avaient adoptés.

Oui, vous avez bien lu et ça nous choque autant que vous. Le système d’adoption américain est un véritable business, où les enfants sont traités comme de vulgaires morceaux de viande. Par exemple, il existe des speed datings entre enfants et parents adoptifs potentiels, sans parler des pauvres enfants qui défilent sur des podiums en espérant séduire de leur plus beau sourire leurs potentiels futurs parents adoptifs. Des défilés, où les enfants sont jugés sur leur physique, leur démarche et leur façon de se présenter, après avoir été maquillés pendant des heures pour être le plus séduisant possible. Quand les enfants ne sont pas tout bonnement choisis sur catalogue, comme un sac à mains ou une paire de sneakers.

« Vend enfant méchant »

Mais encore plus choquant: les enfants adoptés sont « jetables », à la manière d’un mouchoir à papier. Ils sont donnés, par petite annonce, comme on se débarrasserait d’une télé devenue obsolète ou encombrante. Des petites annonces qui arrangent bien les parents en quête de paternité, puisque la procédure s’avère bien moins longue et coûteuse que l’adoption « classique. ». Après avoir adopté, les parents ont la possibilité de ramener leurs enfants adoptifs, jugés trop difficile à élever ou trop caractériels, au bout de quelques mois sans spécialement devoir donner de raison. La démarche est on ne peut plus simple puisqu’il suffit de passer chez le notaire. Sur 100.000 enfants adoptés chaque année aux Etats-Unis, ¼ sont abandonnés par leur famille adoptive. Chaque année, 25.000 enfants sont ainsi « désadoptés ». On appelle ça le principe du « rehoming » et c’est tout bonnement inhumain.

Le marché des enfants d’occasion

Le reportage diffusé sur TF1, suivait ainsi plusieurs cas infâmes. Isabella, violée par son frère, a des parents alcooliques. Elle finira par être soustraite à sa famille par les services sociaux et placée à 10 ans dans une famille adoptive… Qui n’aura pas de scrupule à la rendre au bout de deux ans. Ou Samuel, qui, après avoir été abandonné par sa mère biologique, se fera abandonné par sa famille adoptive après 3 ans. Quelle reconstruction peut-on espérer pour ses enfants, considéré comme des produits « de seconde main » ou d’occasion. Car oui, le business fait les choux gras d’agences privées, qui se spécialisent dans les enfants « désadoptés » et proposent ainsi des frais liés à l’adoption moins élevés. Une aubaine pour les prédateurs sexuels, comme on peut se l’imaginer: aucune vérification n’étant effectuée sur le profil des nouveaux adoptants. Le phénomène échappe à tout contrôle. Plutôt que de fournir une structure aux parents adoptifs qui éprouvent des difficultés, le gouvernement préfère fermer les yeux et laisser grandir cette industrie de l’adoption. Sidérant…

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