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Cette BD dépeint l’impunité des hommes célèbres

En septembre 2016, la blogueuse et illustratrice Mirion Malle publiait une bande dessinée expliquant l’impunité des hommes célèbres. Des dessins qui prennent une nouvelle fois tout leur sens alors que l’affaire Harvey Weistein monopolise l’attention du monde entier.

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Bertrand Cantat: condamné en 2014 pour homicide sur sa compagne Marie Trintignant, le chanteur de Noir Désir prend 8 ans de prison… mais sort au bout de trois ans. La semaine dernière, il faisait la couverture du magazine les Inrocks, déclenchant une vague de protestation. Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat, avait tweeté: « Et au nom de quoi devons-nous supporter la promo de celui qui a assassiné Marie Trintignant à coups de poings? Ne rien laisser passer. » John Lennon, quant à lui, avait admis dans une interview avoir battu des femmes… ce qui n’a pas empêché les Beatles de faire la carrière qu’on leur connaît, ni la sienne d’ailleurs. Accusé de viol par sa fille adoptive en 2014, Woody Allen continue également à faire des films, en toute impunité et en continuant à recevoir des prix également. La carrière de Roman Polanski, accusé de viol sur une adolescente de 13 ans, ne semble pas non plus avoir été entachée par ces témoignages. Pire: début d’année, le réalisateur franco-polonais Roman Polanski était chosi pour président la cérémonie des Césars. Sans parler d’Amber Heard, qui a demandé le divorce en accusant Johnny Depp de violences conjugales, preuves, témoignages et même vidéos à l’appui. Et pourtant, la star a souvent été considérée comme une manipulatrice vénale. Les exemples d’hommes reconnus qui ont continué à être acclamés malgré leurs actes ou prétendus actes odieux envers les femmes sont légions…

Découvrez l’intégralité de la BD par ici.

Quelle solution à l’impunité des agresseurs?

L’illustratrice va jusqu’à donner quelques solutions pour venir à bout de ce manque d’action. Premièrement, le plus important est de croire et soutenir les victimes. Croire les victimes fera changer les mentalités. Mais concrètement, et si la seule manière de punir les agresseurs connus étaient de boycotter leur travail d’artiste, ? Ne plus aller voir de films de Woody Allen ou Harvey Weinstein, ne plus se rendre au concert de Bertrand Cantat. Car toutes ces histoires nous interrogent sur notre responsabilité en tant qu’acteurs.

Leur puissance, qui entraîne leur impunité et le silence des victimes, c’est à nous qu’ils la doivent. Leur argent, avec lequel ils payent les victimes pour qu’elles se taisent, c’est aussi grâce à nous qu’ils l’empochent. Mais le boycott se veut avant tout symbolique.

L’artiste = son œuvre?

Dans une tribune baptisée « Pourquoi je n’irais pas voir le prochain film de Woody Allen », Melissa Silverstein écrivait: « Je déteste la façon dont Allen dépeint les femmes dans ses films, comme des objets et non des sujets, même quand elles sont des éléments centraux de ses longs-métrages ». C’est que souvent, l’artiste et son œuvre se confondent: difficile d’écouter du Cantat sans décortiquer les paroles et sans chercher la référence à son crime. Difficile de regarder un Woody Allen sans analyser ses personnages féminins et masculins. Finalement, la question n’est pas tant de boycotter par principe que de boycotter parce que la situation nous semblera insupportable. Reste à voir si l’affaire Weinstein rendra enfin les agressions sexuelles intenables pour le spectateur.

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