Home Lifestyle Animaux Vos pinceaux contribuent peut-être au massacre des mangoustes

Vos pinceaux contribuent peut-être au massacre des mangoustes

Dans une enquête d’envergure pour Quartz, Sibi Arasu vient de révéler l’impensable pour les artistes: leurs précieux pinceaux seraient liés au trafic et au massacre de dizaines de milliers de mangoustes en Inde. Un commerce mortel contre lequel lutte sans relâche le Bureau indien de Contrôle des Crimes liés à la Faune (WCCB).

C’est sous le nom de code « Opération Art Propre » que le WCCB et divers autres organismes actifs dans la protection de la faune et de l’environnement indiens ont procédé à des raids le 24 octobre dernier. Objectif: mettre fin à la traite des mangoustes, dont le poil se prête particulièrement bien à la création de pinceaux fins et précis. Des pinceaux (très) chers payés pour les mangoustes, qui sont des dizaines de milliers à périr chaque année pour alimenter le marché de l’art.

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Malgré les efforts des activistes et des différentes agences actives sur le sujet en Inde, cela fait plus de 20 ans que le marché du poil de mangouste prospère dans le pays, coûtant la vie d’environ 100 000 mangoustes par an. Logique, puisqu’ainsi que l’explique un officiel du WCCB, une mangouste possède environ 20 grammes de poils de qualité suffisante, ce qui veut dire que pour chaque kilo de poils utilisés dans les pinceaux, 50 de ces petits mammifères sont tués. Une cadence qui menace l’espèce d’extinction selon les experts.

Des alternatives moins cruelles

Or la mangouste joue un rôle inversement proportionnel à sa petite taille en Inde. Rapide, agile, et immunisée jusqu’à un certain point aux effets du venin de cobra, elle constitue une barrière naturelle contre la prolifération des serpents venimeux en Inde. Malheureusement, son poil est également plébiscité par les artistes de tous poils, particulièrement ceux friands d’aquarelle, en raison de la précision qu’il permet sur le papier ainsi que sa durabilité. En 2017 déjà, PETA rappelait qu’acheter des pinceaux à base d’animaux était l’équivalent niveau torture de porter un manteau de fourrure, et invitait les artistes à se tourner vers des alternatives véganes. Des pinceaux et brosses en poil de mangouste synthétique sont même disponibles sur le marché, pour obtenir un rendu aussi précis sans avoir de sang sur les mains.

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