Home Lifestyle Animaux Mutilée par l’homme, cette majestueuse baleine se meurt en Méditerranée

Mutilée par l’homme, cette majestueuse baleine se meurt en Méditerranée

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Avec sa nageoire caudale (“fluke”, d’où son surnom) partiellement amputée, Fluker était bien connue des experts du sanctuaire marin Pelagos, en Méditerranée. Mutilée à nouveau il y a quelques mois après une probable collision avec un bateau de pêche, la majestueuse baleine bleue, plus amaigrie que jamais, est aujourd’hui à l’agonie.

Apparues il y a environ 9 millions d’années et considérées par la communauté scientifique comme le plus grand animal au monde du haut de ses 150 tonnes (soit le poids de 30 éléphants), la baleine bleue a une espérance de vie pouvant aller jusqu’à 110 ans. Du moins, si l’Homme ne s’en mêle pas, car si ce majestueux cétacé est parfaitement inoffensif pour lui, l’inverse n’est malheureusement pas vrai. Et le destin tragique de Fluker en est un bon exemple, car même quand elle n’est pas la proie des chasseurs, la baleine est à la merci de l’Homme et de son occupation parfois dangereuse de son habitat naturel.

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Ainsi, selon le sanctuaire marin Pelagos, situé entre l’Italie, la France et Monaco dans une zone protégée, Fluker aurait perdu le reste de sa queue il y a quelques mois, suite à “une collision avec un navire ou un enchevêtrement dans un filet”. Depuis, l’animal est à la dérive, le rorqual commun ayant besoin de sa queue pour se propulser et s’alimentant grâce à ses mouvements, en filtrant l’eau lorsqu’il nage et en se sustentant des crevettes qui se trouvent sur son passage. Arnaud Gauffier, directeur des programmes du WWF signale que Fluker est donc “dans un état de maigreur terrible, on sent qu’elle a du mal à se déplacer”. Et demande combien d’autres victimes comme elle il faudra avant d’agir.

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Zone maritime vulnérable

Du côté du sanctuaire Pelagos, on rappelle en effet que “c’est choquant que des activités humaines aient pu la mettre dans cet état-là”, et on réclame dans la foulée la mise en place d’une “zone maritime vulnérable” en Méditerranée nord-occidentale, une région particulièrement prisée des cétacés. Soit l’équivalent des zones 30 installées à proximité des écoles, mais pour les baleines: en limitant la vitesse des bateaux de pêche, le risque de collision mortelle avec un cétacé diminuerait en flèche, tandis que WWF va plus loin et réclame la mise en place de systèmes spécifiques anti-collision.

Suffisant pour endiguer l’extinction de l’espèce? Alors que selon le WWF, au début du 20e siècle, on dénombrait plus de 250 000 baleines bleues, aujourd’hui, elles ne seraient plus qu’environ 20 000, et ce alors même que la chasse à la baleine bleue est interdite depuis les années 60. Malheureusement, la pollution des océans, les filets de pêche fantômes et les collisions avec les navires constituent toujours autant de menaces pour ces majestueux cétacés. Des menaces bientôt abolies? Sur Change.org, une pétition réclamant justice pour Fluker, “baleine vivante, mais déchiquetée”, a recueilli plus de 50 000 signatures au moment d’écrire ces lignes, rappelant que chaque année, une quarantaine de grands cétacés décèderaient des suites d’une collision avec un navire en Méditerranée et réclamant qu’aucun navire de commerce ne passe dans le sanctuaire des Pelagos.

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