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Au Venezuela, la faim les oblige à manger les animaux des zoos

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En pleine crise économique et politique, le Venezuela doit faire face à de graves pénuries. Rongés par la faim, les habitants se ruent dans les zoos pour tuer les bêtes et manger leur viande. L'horreur.

Pendant plus d’un an, la frontière avec la Colombie était restée close. Si elle est à nouveau ouverte depuis samedi dernier, les dégâts sanitaires se révèleront sans doute bien pires qu’on ne l’imagine. 

La faim justifie les moyens

Malgré tout son pétrole, le Venezuela a toujours plus faim. Les rayons des supermarchés peinent à se remplir et le manque de nourriture est tel que certains habitants commencent à manger les animaux des zoos.

Du moins, ceux qui sont encore vie puisque la crise alimentaire touche même les parcs animaliers où certains félins sont nourris uniquement de fruits et légumes. 

Il y a quelques jours, l’image de ce lion avait fait le tour de web. Immortalisé par l'agence Reuters, le pauvre animal paraît famélique et miséreux sur sa branche. 

Venezuela

Selon le site Atlantico, près de 50 animaux de zoos sont morts de faim ces derniers jours. Une photo d’un bison circule sur Twitter. On le voit allongé sur le sol, encerclé par les charognards. 

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Sur les réseaux sociaux, le monde est témoin

Sur Facebook, Marianna signale qu’elle ne peut plus téléphoner à l’étranger car elle ne peut plus payer ses factures depuis belle lurette. Il y a quelques jours, elle a aussi posté cette photo sur sa page. 

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“Devinez le prix. Indice: #Venezuela (Le tout a coûté environ dix dollars. Le problème: le salaire mensuel minimum est de quinze dollars)”.

Sur Twitter, une internaute assure que les pharmacies sont à court de couches pour bébés. Et les lignes aériennes étrangères préfèrent des avions vides à des billets payés en Bolivar, la monnaie locale dont la valeur ne cesse de baisser…

Si vous lisez l’espagnol, on vous suggère le compte Twitter de ce journaliste correspondant. Francisco Urreiztieta raconte, à sa manière, la réalité vénézuélienne. 

 
 

Les bêtes, on les aime tant: