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On a vu Jorja Smith à l’AB et on ne s’en remet pas

C’était le concert à ne pas manquer: hier soir, Jorja Smith a envouté la salle – soldout – de l’AB, de sa voix puissante et d’une grâce comme on n’en fait plus.

Fin mai 2018: Jorja Smith sortait « Lost & Found », un premier album très soul, flirtant aussi avec le jazz, le reggae et le R’n’B. Du haut de ses 21 ans, elle fut alors propulsée de l’anonymat aux spotlights. Logique, au fond, lorsqu’on sait que la jeune Anglaise a été parrainée par les maîtres: Drake et Kendrick Lamar. Une bonne étoile digitale: les rumeurs racontent que Drake himself lui aurait envoyé un message privé sur Instagram après avoir découvert l’un de ses morceaux Where Did I Go? Sur Soundcloud. À cette époque — elle a 18 ans —, Jorja Smith semble déjà parfaitement savoir où elle va, a contrario du titre de son morceau. Elle lui aurait alors simplement répondu « Oh Thanks it’s cool ». Autant vous dire que nous, on aurait déjà fait un screenshot pour l’envoyer à la terre entière. Mais Jorja ne fait pas partie du commun des mortels.

Jorja Smith: la force sereine

C’était en 2016: tout s’est ensuite enchaîné très vite pour celle qui, quelques années auparavant, préparait latte sur latte chez Starbucks: Drake l’invite en duo sur Get It Together. Kendrick Lamar lui propose ensuite de chanter le titre I Am sur la BO du film Black Panther. En 2018, elle reçoit le prix Critics Choice aux Brit Awards, succédant à Adele et Sam Smith. À Billboard, Kendrick Lamar dit d’elle qu’elle est à la fois « le futur et le présent ». Rien que ça. Tout semble venir très naturellement pour Jorja Smith et c’est tout pile ce qui la rend magique. Hier soir, sur la scène de l’AB, moulée dans sa jupe à paillettes, Jorja Smith était écrasante de naturel: il suffisait qu’elle entrouvre ses lèvres pour subjuguer le public d’une voix puissante, suave et cristalline , parfaitement maîtrisée et exempte des mimiques grimaçantes qui accompagnent souvent ce genre de prestations. Elle déambule, rayonnante, d’un bout à l’autre de la scène, sans jamais ôter son sourire qui l’habille si bien. Rien ne semble l’atteindre, la perturber. Elle gère. On pourrait presque lui reprocher son manque d’imperfections.

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Impressionnant aussi: la maturité qui émerge de ses textes malgré son jeune âge (elle a écrit ses premières chansons à 11 ans). Il y a bien sûr « Blue Light » qui évoque l’anxiété des jeunes Noirs envers la police, faisant ainsi écho au mouvement « Black Lives Matter. Mais aussi tous ses titres — Don’t Watch Me Cry, Tomorrow, Lost and Found… — qui évoquent amour et peines de cœurs. Hier soir, Jorja Smith a prouvé à une salle pleine à craquer qu’elle irait sans doute aussi loin que ses idole, de Lauryn Hill à Amy Winehouse.

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