Home Culture Livres Flair Book Club: « L’oiseau captif », un roman d’une poésie inouïe

Flair Book Club: « L’oiseau captif », un roman d’une poésie inouïe

Parce que chez Flair, on adore tout partager avec nos lectrices, on a créé la rubrique « Flair Book Club » où l’on parle de nos coups de cœur littéraires. Cette fois, on vous parle de « L’oiseau captif », l’histoire d’une pote iranienne qui va provoquer bien malgré elle un séisme dans la société conservatrice de son pays.

Le résumé

Forough Farrokhzad a grandi à Téhéran dans les années 1930, au sein d’une famille de sept enfants. Dans la maison règne une discipline de fer, et les enfants n’appellent pas leur père « papa », mais « général ». Très tôt, Forough manifeste un vif intérêt pour la poésie persane et dévore les recueils que ses frères étudient, eux qui ont la chance d’aller à l’école. À l’âge de seize ans, Forough épouse son amour de jeunesse, Parviz, sur décision du général qui tient à éviter un scandale. Mais alors que beaucoup de jeunes filles n’ont pas la chance d’épouser l’homme qu’elle aiment, Forough ne tarde pas à déchanter : l’homme qu’elle a épousé n’est pas exactement celui qu’elle imaginait.

Alors elle se remet à écrire et entre ses vers se devine quelqu’un qui ne fait pas semblant de vivre. Une femme, une vraie. Et même une poétesse. Une qui, sans même s’en rendre compte, va révolutionner la scène littéraire iranienne en écrivant sur le sentiment amoureux, le désir et l’amour charnel, des thèmes traditionnels de la poésie persane, mais qui, venant d’une femme, vont provoquer un séisme sans précédent dans la société iranienne et vaudront à Forough Farrokhzad une réputation sulfureuse.

Pourquoi on aime

Découverte à l’occasion de la lecture de ce livre, on avoue déjà un véritable coup de coeur pour la maison d’édition Stéphane Marsan, qui propose non seulement des histoires qui sortent de l’ordinaire mais aussi des livres à l’esthétique élégante et épurée qu’on a autant de plaisir à lire qu’à laisser trainer nonchalamment sur la table du salon. Et dans « L’oiseau captif », il n’y a pas que la couverture qui soit poétique. En suivant l’histoire de cette poète qui utilise ses mots pour se libérer d’une société qui l’oppresse, on ne peut qu’être admiratives, et captivées par le destin hors du commun de Forrough Farrokhzad. Le portrait qu’en dresse Jasmin Darznik est aussi émouvant qu’inspirant et on se prend à avoir envie aussi de se battre pour ce qui nous tient à coeur. Plus qu’un roman féministe, « L’oiseau captif » est avant tout la très belle histoire, très joliment racontée, d’une artiste, et celle, plus compliquée mais aussi joliment mise en mots, d’un pays où les désirs de libertés sont prisonniers du pouvoir. Le genre de livre qui ne laisse pas indemne et qu’on s’empresse de prêter dès qu’on l’a fini pour pouvoir le débriefer avec les copines.

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