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On a vu « First Man » avec Ryan Gosling… et on l’aime encore plus

Dans « First Man », dernière réalisation de Damien Chazelle (oscarisé pour « La La Land »), Ryan Gosling nous raconte la vie de Neil Armstrong, premier homme à marcher sur la lune. Plus qu’une prouesse spatiale, ce biopic nous montre l’homme dernière la combinaison. Un voyage émotionnel vers la lune. 

Le talent de Ryan Gosling n’est plus à prouver et, pourtant, dans « First Man », biopic-vérité sur la vie de l’astronaute Neil Armstrong, l’acteur canadien est encore parvenu à nous bluffer. Ici, il retrouve Damien Chazelle, le réalisateur de « La La Land » qui, ces cinq dernières années, nous a montré toute l’étendue de son talent. Après nous avoir raconté, en musique, une love story d’une tristesse infinie, il nous emmène dans un autre univers, où plus que l’exploit de conquérir l’espace, on nous invite à décrypter la pluralité des relations humaines.

Dans ce biopic, d’une incroyable pureté, Damien Chazelle utilise l’exploration spatiale comme prétexte pour nous parler de la fragilité et de la complexité d’un homme: Neil Armstrong, campé par le brillant Ryan Gosling… qui a décidément plus d’une corde à son arc.

La perte de sa fille

Pour décrire au mieux la personnalité de l’astronaute, Damien Chazelle s’est inspiré de la biographie de Neil Armstrong, écrite par James R. Hansen (Michel Lafon). Les premières minutes du film nous plongent dans l’intimité de l’astronaute. On découvre un époux, un père de famille, désemparé face à la maladie de sa fille qui, alors qu’elle n’a que deux ans, rejoint les étoiles, bien avant que son père n’ait pu mettre un pied sur la lune.

Neil Armstrong ne s’en remettra jamais et sa carrière, les risques qu’il prendra tout au long de sa vie, auront été dirigés, en grande partie, par la perte de son enfant. Si sa personnalité est difficile à décrypter, cette odyssée cosmique nous donne l’impression que l’astronaute s’est plongé, tête baissée, dans sa mission, comme pour oublier la douleur qui l’habitait. Comme si la mort, du moins la sienne, ne lui faisait plus peur. Négligeant parfois ceux qui sont restés à ses côtés: sa femme, campée par la brillante Claire Foy (« The Crown ») et ses deux fils.

Coûts humains et financiers

Dans « First Man », il est question de coûts humains. On évoque les conséquences de cette course contre la montre à laquelle les Etats-Unis et la Russie se sont livrés. Des pertes humaines, mais aussi de lourdes pertes financières. Car, avant la mission qui a permis à Neil Armstrong et Buzz Aldrin de toucher la lune du bout des doigts de pieds, il y a eu les vols préparatoires, ceux qui ont coûté la vie à de nombreux astronautes. Des amis que Neil Armstrong perdra sur sa route. Une route faite, en grande partie, de tragédies.

Expérience sensorielle

Outre le propos, on a également été séduite par la mise en images qui nous donne l’impression de faire partie de cette expédition Apollo 11. A tous les égards, nous avons vécu ce « First Man » comme une véritable expérience sensorielle. On s’engouffre dans une fusée dont l’habitacle nous semble aussi étroit qu’un cercueil, on s’attarde sur la respiration saccadée des astronautes, sur les boulons qui tremblent, comme s’ils pouvaient lâcher à tout instant. Un peu comme notre coeur qui s’emballe, à l’inverse de celui de Neil Armstrong qui aurait seulement atteint les 110 BPM lorsque les réacteurs de l’appareil se sont mis à tourner. Bref, ce voyage cinématographique nous donne le tournis. On ne vous dévoilera pas la fin même si elle nous a coûté quelques larmes. Proche de la perfection, ce biopic de 2h20 nous a foutu une véritable claque!

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