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FAUT QU’ON REGARDE: « Pour vivre heureux », le film sur les mariages forcés qui nous a bouleversées

Amel et Mashir, deux jeunes bruxellois, s’aiment en secret. Ni leurs parents, ni leurs amis ne se doutent de leur relation et encore moins de leur projet de passer l’été ensemble à Londres.

S’ils cachent leur relation, c’est parce que les parents de Mashir verraient d’un très mauvais oeil le fait que leur fils ait jeté son dévolu sur une jeune algérienne. Pour respecter les traditions culturelles familiales, Mashir devra épouser une Pakistanaise, comme lui. Sa famille a d’ailleurs décidé qu’il se marierait avec sa cousine Noor… qui est aussi l’amie d’Amel et qui ignore que sa copine est folle amoureuse de l’homme qui lui a été destiné.

Les rêves de Mashir et Amel s’écroulent. Les deux adolescents sont face à un choix crucial. Vont-ils devoir renoncer à leur histoire par loyauté pour leurs familles respectives et leurs croyances ou sauver leur amour? Qu’importe la décision qu’ils prendront, elle sera douloureuse. Vaut-il mieux être renié par sa propre famille ou accepter de s’enfermer dans un mariage malheureux?

Pour répondre à ces questions, Salima Sarah Glamine et Dimitri Linder, les réalisateur sde « Pour vivre heureux », ont cherché à savoir ce que ressentent ces adolescents européens, pris entre des cultures et des traditions différentes. Car s’ils sont d’origine algérienne ou pakistanaise, ces jeunes sont nés en Belgique et ne s’identifient pas toujours, ou très peu, aux traditions que leur imposent parfois leurs racines.

A Bruxelles, et aussi à Paris, l’équipe du film a animé des ateliers d’écriture, de théâtre et de cinéma pour des jeunes issus de l’immigration.Ils y ont parlé d’amour, de religion et de liberté. Car, comme leurs copains de classe, ces adolescents rêvent d’épouser un jour la personne qu’ils aiment. Ils sont pris entre cette envie folle de s’émanciper pour vivre librement leur histoire d’amour et cette crainte de décevoir leurs proches.

Et leurs parents?

Le film s’intéresse aussi au point de vue des parents qui, eux aussi, sont parfois perdus entre ce besoin d’honorer leurs racines, de continuer à transmette leur héritage culturel, et cette envie de voir leurs enfants s’intégrer aux valeurs du pays dans lequel ils sont nés. Les caméras se posent sur les visages, les regards de ces mères qui, pour respecter les traditions, doivent sacrifier le bonheur de leurs enfants,.

Pourquoi on a aimé?

Parce que ce film suscite le débat, met en lumière la complexité des rapports humains, qu’ils soient amoureux, amicaux ou familiaux. Il questionne différents points de vue, il soulève des paradoxes.

Grâce à une mise en scène intense, on prend le temps de s’attarder sur des regards, des sourires pour mieux comprendre les émotions qui habitent ces jeunes et leurs parents. On devine leurs craintes, leur désir d’émancipation et la force de leur amour. Sofia Lesaffre, l’actrice qui incarne Amel, nous livre une performance brillante et touchante. Attachante, téméraire et profondément humaine.

« Pour vivre heureux », un film de SALIMA SARAH GLAMINE & DIMITRI LINDER (O’Brother Distribution). En salles le 5/12.

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