Home Culture Ahmed Sylla: « Si j’étais une femme pendant 24h, j’aimerais accoucher »

Ahmed Sylla: « Si j’étais une femme pendant 24h, j’aimerais accoucher »

Mathieu Puga
Mathieu Puga

Après un détour par les plateaux de cinéma, Ahmed Sylla – qu’on voit souvent à la télé dans « Vendredi tout est permis, avec Arthur – revient en Belgique avec un nouveau one-man-show. Rencontre avec un humoriste « Différent ». 

En quoi ce spectacle est-il différent du précédent?

« J’ai grandi. Je suis plus mature. Même si, je suis toujours un grand enfant. Ma ligne de conduite n’a pas changé. J’aborde toujours des thèmes bienveillants mais plus en profondeur. Mon précédent spectacle était très autobiographique. Ici, j’essaye de parler à la 3ème personne. On va parler de nos différences: de couleur, de richesses, de sexes… D’ailleurs, si j’étais une femme pendant 24h, j’aimerais vivre un accouchement. Pour réaliser, même si je le sais déjà, à quel point les femmes sont indispensables. L’idée, c’est de prouver que nos différences nous rassemblent. »

Est-ce que le succès vous a rendu différent?

« Je suis toujours le même homme… sauf qu’on me reconnaît en rue. Les rapports humains sont un peu différents. On m’arrête pour me demander une photo, pour me faire un compliment et c’est toujours bienveillant. »

Est-ce que l’argent vous a rendu différent?

« Forcément un peu. Déjà, il m’a permis de vivre des choses nouvelles. J’ai pu voyager davantage. J’ai découvert le Népal. J’ai adoré la culture, l’accueil que m’ont réservé les gens sur place. J’ai été en Turquie, au Mexique. Je viens d’une famille modeste et ce sont les personnes que j’aime qui me permettent de garder les pieds sur terre. »

Quelle est la différence entre Nantes, votre ville d’origine, et Paris où vous habitez actuellement?

« Nantes, c’est le calme et Paris, c’est l’autoroute. Paris, c’est le travail. J’ai une vie bien remplie. »

Laurent Ruquier, c’est mon papa. Arthur, c’est mon tonton.

Quelle est la différence entre la télé et la scène?

« La télé, c’est ce qui me permet de donner aujourd’hui des interviews en Belgique, c’est un moyen de vous faire connaître. Sur scène, je peux parler de mon quotidien, de mes peurs, de mes envies. La scène, c’est la liberté, la rencontre avec le public, c’est plus poussé, c’est plus abouti. »

Quelle est la différence entre Laurent Ruquier et Arthur?

« Ruquier, c’est mon papa dans ce métier. J’ai commencé avec lui dans « On n’demande qu’à en rire ». Arthur, c’est mon tonton. On est nés le même jour, le 10 mars. Pas la même année (sourire). On va régulièrement déjeuner ensemble, il me conseille. Par contre, ce qu’ils ont en commun, c’est qu’ils font les choses sans intérêt et c’est assez rare dans ce métier que pour le souligner. »

Les salles de 100 personnes, c’est flippant. Si les gens ne rient pas, tu l’entends. »

Est-ce différent de jouer dans de grandes salles?

« C’est flippant! Mais, c’est difficile aussi de jouer dans des salles de 100 ou 200 personnes où tu vois les yeux et les dents de chacun. Parce que, s’ils ne rigolent pas, ça s’entend! Ce que je préfère, ce sont les salles entre 1000 et 2000 personnes. »

En spectacle le 6/11 au Centre Culturel d’Uccle, le 26/3 au Palais des Beaux-Arts de Charleroi et le 27/3 au Forum de Liège. Infos et réservations: ici.

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